Les Erreurs En Colombophilie Pigeon Voyageur
5 janvier 2022 Par admin

Les erreurs en colombophilie – pigeon voyageur

Erreurs En Colombophilie Pigeon | Les Erreurs En Colombophilie - Pigeon Voyageur | Dialogue Sur La Colombophilie

Débutant:
Voilà plus d’un demi-siècle que tu collectionnes de beaux succès…. mais cette année tu n’as aucune raison d’être fier des résultats obtenus par tes pigeons!
Comment un vieil expérimenté comme toi va-t-il m’expliquer cela?
Peut-être pourrai-je en tirer quelque leçon. Ne dit-on pas que celui qui trébuche – comme c’est le cas pour toi – fait un “double pas”….et que souvent un échec peut engendrer le progrès?

Victor:
Tu sais que le colombophile est un spécialiste dans l’art de trouver des excuses pour ses défaites. Rarement on entend de sa bouche cette explication toute simple “mes pigeons ne sont pas aussi bons que ceux de mes concurrents…”.



Débutant:
Mais toi, tu vas le dire? Je n’y crois pas, parce que je sais que tu es sévère dans la sélection, et qu’un rossard a peu de chances de s’en tirer. Mais alors que s’est-il passé pour que la saison ait été si médiocre?

Victor:
Il y a plusieurs raisons. La principale est la suivante. Début juin je constate chez un yearling une petite poquette à oeil. Je suppose que c’est à la suite d’un coup de bec qu’il a ce petit “bouton”. Trois jours plus tard un second pigeon présente la même anomalie, et une semaine plus tard tous mes yearlings sans exception -une quinzaine- sont atteints. Avant cette “explosion” de la diphtérie, j’avais encore engagé deux vieux pigeons pour Barcelone, et ils s’étaient fort bien classés (32e, 201e/1.380 p.) mais dès la semaine suivante tout succès cessa. Je parle ici des vieux veufs également une quinzaine qui n’avaient jamais été vaccinés contre les poquettes.

Débutant:
Qui mais, cher maître, ceux-ci n’avaient pourtant pas de poquettes. La raison de leur méforme doit donc être toute autre que la diphtérie, puisqu’ils n’en étaient pas atteints.

Victor:
C’est ce que j’ai également pensé. Je me suis creusé la tête pour connaître l’origine de la méforme, car je ne remarquai rien d’anormal dans leur comportement.
Lors des volées du matin et soir, rien de particulier. Ils volaient comme des pigeons qui sont en forme. Mais néanmoins ils ne se classaient pas à Châteauroux, Poitiers, Limoges, Tulle.
Les pigeons ne se “donnaient pas à fond”. Quelque chose -mais quoi- les retenait à fournir l’effort nécessaire pour bien se classer. Je pensai qu’ils devaient s’épuiser par un effort contre une maladie, en l’occurence contre le virus de la diphtérie, qui avait éclaté parmi les yearlings dans un colombier adjacent. Je consultai deux vétérinaires compétents, qui opinaient dans le même sens. Disparition de la forme chez un organisme stressé par la lutte contre le virus.

Débutant:
Mais alors quelle leçon à tirer de tes échecs?

Victor:
J’ai commis l’erreur de ne pas vacciner mes pigeonneaux en 1990 contre la diphtérie, c.-à-d. contre les “poquettes”.
J’avais alors comme excuse ce que Georges Fabry m’avait dit: je ne vaccine pas mes pigeonneaux contre la diphtérie. Si, alors, ils attrappent des poquettes ils sont vaccinés pour toute leur vie.

Débutant:
Mais si, par exception, ils n’attrappent pas des poquettes… ils ne sont donc pas vaccinés pour toute leur vie.

Victor:
C’est là en effet le danger qu’on court. D’autre part je dois dire que Georges Fabry ne jouait pas les pigeonneaux. Ils étaient simplement un peu entraînés. Georges Fabry admettait que la maladie elle-même constitue la meilleure vaccination.

Débutant:
Tu n’as, en fait, pas eu la “chance” d’avoir eu des pigeonneaux infectés par la diphtérie et accablés de poquettes.

Victor:
En colombophilie il ne faut pas compter sur la chance. Mais il faut en avoir. Ce n’est pas la même chose!

Débutant:
N’as-tu pas commis d’autres erreurs?

Victor:
Oui, et je vais te dire laquelle. N’ayant pas joué mes pigeonneaux en 1990, je n’ai fait que les entraîner jusque 100 km. Chaque fois j’avais demandé au convoyeur de pouvoir mettre mes pigeons dans un même panier, sans contact avec les autres. C’est probablement la raison pour laquelle ils ne sont pas entrés en contact avec des pigeonneaux atteints de diphtérie. Je le suppose. Une autre erreur a été la suivante. Si on veut bien jouer avec des yearlings, il est indispensable, à part un cas exceptionnel, de bien les jouer comme pigeonneaux. Ce sont là, pour les pigeonneaux, le moyen d’acquérir ce que l’on peut appeler les “acquis de l’expérience”, cela est très important.

Débutant:
Je sais que tu ne cherches pas des excuses mineures pour tes échecs, mais je sais que tu as dû te priver de six de tes meilleurs pigeons.



Victor:
En effet, j’ai perdu le “Boxeur” et le “Wittekop”, deux extras au premier semi-désastre de la saison. D’autre part le “Plak”, fils du “Carolus” a été ramassé, blessé près de Malines. Sans parler de sa soeur, notre meilleure femelle et de la “41”, toutes deux également blessées en début de saison. Mais ces excuses ne suffisent pas à expliquer mes échecs. Les raisons principales je te les ai mentionnées.
Il y a pourtant autre chose, et c’est le fameux “gnoti se auton” de Socrate. Le “connais-toi toi-même”. Quand j’y réfléchis je pense à ce que Jef Van Riel me disait lorsqu’il nous vendait tous ses pigeons pour la Station d’Elevage en 1969: Lorsqu’on ne peut plus faire tout ce qu’on “devrait” faire pour ses pigeons, alors le temps est arrivé d’y mettre un “hait” à la colombophilie, ou bien de se contenter de jouer comme tout le monde…. mais cela me dépasse. Mon coeur ne le supporterait pas. Jef avait d’ailleurs eu un sérieux infarctus.

Débutant:
Oui, mais toi, ton coeur y est toujours et je sais qu’il est auprès de tes pigeons!

Noël De Scheemaecker.


Notice:

Si on veut concourir avec des chances de succès dans les concours pour yearlings il faut des pigeons qui ont acquis une bonne expérience comme pigeonneau. Et par expérience on n’entend pas nécessairement qu’ils aient participé à des concours de 400 km ou plus.
Quelques concours de 100 et 250 km avec lâcher en présence d’une masse de pigeons peuvent déjà suffire. L’expérience du panier et du lâcher en masse, voilà ce qui est important.


[ Source: Article édité par M. Noël De Scheemaecker – Revue PIGEON RIT ]

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