Vaccins et cures – pigeon voyageur

Vaccins et cures pigeon voyageur

Vaccins Et Cures Pigeon Voyageur | Leçon Pratique

Je m’efforce toujours de traiter mes pigeons le plus naturellement possible et de ne passer aux cures et aux vaccinations que lorsqu’elles s’imposent. Si j’étalais ce que je considère comme absolument nécessaire, vous me prendriez pour un vétérinaire-pharmacien. Pour réussir dans la compétition colombophile il faut présenter des pigeons parfaitement préparés à l’entraînement mais aussi au plan médical. On ne peut rien oublier, malgré quoi la saison pourra être médiocre malgré tout. Le succès ne se maîtrise pas dans le sport colombophile.
Je suis surpris lorsque je répertorie tout ce que mes pigeons ont reçu à l’avant saison. Mais je prétends quand même les traiter le plus naturellement possible. Parcourons la liste des traitements imposés aux pigeons de concours. Les veufs et les femelles coursières ont été vaccinés pour la paramyxovirose le 24 décembre. Le 7 et le 28 février ils ont reçu un vaccin pour la paratyphose, comme chaque année. Je sais, les avis sont très opposés concernant ce vaccin. Certains scientifiques le conseillent, d’autres y sont radicalement opposés. Mon expérience au sein de ma colonie, mais surtout à la Station d’Elevage où l’on vaccine depuis 25 ans contre la paratyphose m’a convaincu de l’efficacité de cette intervention.
Avant que le vaccin fut introduit à la Station d’Elevage apparaissaient des petits problèmes de paratyphose de temps à autres. Rien d’étonnant pour qui sait que la Station héberge près de 20.000 pigeons l’été. Il faut être très attentif envers pareille masse pour ne pas être confronté tôt ou tard à des problèmes de santé. L’hygiène sévère et le suivi médical surveillé de près font que les pigeons de la Station jouissent d’une bonne santé toute l’année. Le suivi médical à la Station d’Elevage vise avant tout la vaccination pour la paramyxo et la paratyphose. On y opère régulièrement des expériences et des examens de fientes. Il y a 25 ans qu’on n’y a plus relevé un cas de paratyphose. Cela m’a convaincu définitivement de l’efficacité de ce vaccin. L’hygiène parfaite et l’ample oxygénation des volières ouvertes autorisent de s’en tenir aux deux interventions précitées et d’y ajouter, c’est assez rare, un traitement contre la trichomonose.



Chez moi, à Pulderbos les jeunes ont été vaccinés le 7 février contre la paramyxo et une première fois contre la paratyphose. Alors qu’ils en étaient à faire leurs premières petites volées, du 12 au 17 février, on est passé à un premier traitement pour la trichomonose. La Station d’Elevage possède un microscope mais je ne m’en sers plus pour contrôler quelques pigeonneaux avant d’intervenir. On trouve toujours quelques sujets atteints de tricho dans un groupe de pigeonneaux quelques jours après le sevrage, même si leurs parents ont été traités durant la couvaison. Aussi bizarre que cela puisse paraître on en repère toujours aussi de parfaitement sains dont les parents n’ont pas été traités. Les pigeonneaux ont reçu un deuxième vaccin contre la paratyphose le 3 mars. La plupart de ces vaccins s’administrent en deux fois et à plus ou moins trois semaines d’intervalle. Trois semaines plus tard encore les pigeonneaux ont été vaccinés contre les poquettes et la diphtérie. Afin d’éviter le plus possible les accidents avec les câbles de haute tension j’avais séparé mes pigeonneaux en deux groupes pour les volées. Croyant que tout danger était écarté je les ai libérés tous ensemble à la fin du mois de mars. Après deux jours ils avaient perdu toute envie de voler et ils ne tenaient l’air que pour un quart d’heure au maximum.
Ces dernières années ils avaient reçu de l’E.D.S. contre l’adeno. J’ai la conviction que ce vaccin est efficace et qu’il réduit sensiblement toute apparition de la maladie. Si je n’ai plus été touché par l’adeno ces dernières années, je le dois probablement à l’E.D.S. J’ai voulu tenter l’expérience de ne pas vacciner à l’E.D.S. cette année. Lorsque les pigeonneaux perdirent à nouveau l’envie de voler vers la fin du mois de mars, je me suis inquiété. Ils étaient déprimés, mais ne paraissaient pas malades. Les fientes étaient toujours bonnes, ils ne vomissaient pas, mais ils ne volaient plus.
Toujours prudent, je leur ai donné du Parastop du 31 mars au 7 avril. Jadis, lorsque les pigeonneaux faisaient une rechute à l’approche des concours je leur administrais de l’Altabactine ou de la Furoxine un jour ou deux, mais ces produits ne sont plus dans le commerce. Après une bonne semaine ils se remettaient à faire de bonnes volées et à partir au loin. J’ai la conviction maintenant que cette rechute était due à la vaccination contre les poquettes. Il se produit une réaction et plusieurs pigeons présentent même une grosseur sur la peau à l’endroit où on a injecté le produit, une dizaine de jours après la vaccination. Je serai plus attentif l’année prochaine. Si les pigeonneaux subissent une rechute après une dizaine de jours je saurai comment réagir. jusque-là mon vécu avec les cures et les vaccinations.



Le calendrier indiquait le 20 avril lorsque je terminais ce petit papier. Il y a longtemps que mes pigeonneaux n’ont plus été en si bonne santé qu’à ce jour. Je n’ai repéré aucun nez sale et aucun vomissement. Cela ne garantit toujours pas qu’ils brilleront dans les concours, mais j’aime les voir ainsi et de ne pas devoir les traiter à répétition pour des maladies. Je crois fort en l’utilité de la Naturaline et du cidre de pommes. J’en ai déjà versé des litres et des litres. Les pigeonneaux en ont reçu dans l’abreuvoir tous les jours depuis le sevrage, sauf lorsqu’ils faisaient une cure. La dose ? Une cuillerée à soupe de Naturaline et une autre de cidre de pommes par litre d’eau. Mes pigeonneaux n’ont pas encore bu de l’eau claire cette année. Les veufs et les femelles de concours ont été traités de la même manière depuis que je les ai sortis de la volière. Le remède améliore la santé et de plus… il coûte quasi rien.

A. Roodhooft


Notice :

  • La vaccination contre la paratyphose est objet de controverses. Certains scientifiques la conseillent, d’autres s’y opposent. Son expérience personnelle et surtout celle acquise à la Station d’Elevage où on vaccine depuis 25 ans contre la paratyphose, ont convaincu notre collaborateur André Roodhooft du bien fondé de cette vaccination.

[ Source: Article édité par M. André Roodhooft – Revue PIGEON RIT ]

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