La selection du pigeon voyageur base dun bon pigeonnier delevage
4 novembre 2025 Par admin

La sélection du pigeon voyageur, base d’un bon pigeonnier d’élevage

La selection du pigeon voyageur base dun bon pigeonnier delevage

Je suis et me sens encore jeune, bien que je sois colombophile depuis quarante ans. Toutes ces années d’expérience m’ont appris qu’il n’existe qu’un seul véritable système pour maintenir un bon pigeonnier d’élevage : la sélection.

Depuis toujours, j’ai constamment sélectionné. Chaque jeune pigeon qui ne me revient pas au sevrage est éliminé. Environ 20 % sont déjà écartés lors de cette première sélection.
Pour moi, un jeune pigeon au sevrage doit présenter un plumage doux, être bien équilibré et surtout bien bâti et fermé. J’évalue ces qualités à la prise en main. Pour le reste, je m’en remets au panier de voyage, qui demeure le meilleur et le plus impartial des juges.

J’élimine tous les pigeons présentant un défaut visible, la sélection finale étant toujours réalisée par le panier.
Dans mon pigeonnier, un jeune doit prouver sa valeur dès l’année de sa naissance. Je reconnais qu’il existe des pigeons qui nécessitent deux à trois ans pour atteindre leur plein développement et signer de bonnes performances, mais ce type d’oiseau ne m’intéresse pas. Je n’ai ni la place, ni la patience d’attendre plusieurs années pour découvrir un bon reproducteur ou un bon voyageur. Avec les jeunes, je veux des résultats directs.

Un pigeonneau qui ne réalise pas au moins 60 à 70 % de prix est éliminé, même s’il compte quelques prix de tête à son actif. Chez moi, un tel pigeon n’a aucune chance d’intégrer le pigeonnier d’élevage ou de vol.
Je n’accorde que peu d’importance à la race ou au pedigree. Pour moi, il n’existe que deux catégories de pigeons : les bons et les mauvais.
Une seule chose m’intéresse : un pigeon doit bien voler ou produire des bons. À quoi sert un beau pedigree si le pigeon ne remporte aucun prix ou ne transmet rien de valable à la reproduction ?


Mon pigeonnier d’élevage

Dans mon pigeonnier d’élevage, il n’y a que des pigeons ayant prouvé leurs qualités en voyage. Il m’arrive d’acheter un pigeon, ou d’introduire à l’élevage le frère ou la sœur d’un bon voyageur, mais seulement s’il s’agit d’un très beau sujet. Aucun pigeon présentant un défaut visible n’a sa place chez moi.

Même avec un pigeonnier composé uniquement de bons voyageurs et de leurs frères ou sœurs, il reste difficile d’élever de véritables champions. Les bons pigeons ne s’élèvent pas facilement.
La plupart des couples sont changés chaque année, sauf ceux qui ont déjà donné de bons jeunes. Tout est soigneusement noté. Si un reproducteur, malgré différents partenaires, ne produit plus de bons jeunes depuis deux ou trois ans, il est retiré du pigeonnier et remplacé.

Je préfère élever avec des jeunes pigeons, surtout des femelles. Mais tout mâle ou femelle qui continue à produire de bons jeunes reste à l’élevage tant qu’il demeure fertile. Les bons reproducteurs sont rares — trop rares.
Un véritable reproducteur peut donner de bons jeunes toute sa vie, mais, encore une fois, les vrais bons producteurs sont exceptionnels.


La consanguinité

En réalité, je n’aime pas beaucoup la consanguinité. La majorité de mes meilleurs voyageurs proviennent de croisements. Cependant, lorsqu’on sélectionne très sévèrement, surtout à travers le panier de voyage, une certaine consanguinité finit toujours par apparaître.
Les meilleurs pigeons proviennent souvent de la même lignée. Quand on conserve uniquement les bons sujets, on se retrouve, après plusieurs années, involontairement avec une consanguinité rapprochée.

Dans mon propre pigeonnier, il m’arrive d’accoupler père et fille. Si de cet accouplement naît un très beau pigeon, celui-ci passe directement à l’élevage. Chaque année, j’ajoute un ou deux pigeons étrangers, généralement issus de petits amateurs qui possèdent peu de pigeons, mais des très bons.
J’accouple toujours ces nouveaux venus avec un de mes producteurs confirmés. J’élève au moins quatre à six jeunes que je teste ensuite en concours. Si aucun ne se révèle satisfaisant, le pigeon acquis et toute sa descendance sont éliminés en fin de saison.


Critères de choix

Lorsque j’achète un pigeon, il doit me plaire à la prise en main.
Il peut avoir les meilleures origines et le plus beau pedigree du monde, mais si je ne ressens pas d’équilibre ou de force dans la main, je n’en veux pas.
Je recherche avant tout un pigeon équilibré, avec un bon dos et un plumage d’excellente qualité : riche, doux et onctueux. Un bon plumage est le signe d’une bonne santé et d’un sang de qualité.

J’aime également observer une belle aile, avec des pennes longues et légèrement inclinées vers l’extérieur. La couleur des yeux importe peu, mais ils doivent avoir de l’expression. Un œil terne est pour moi un signe défavorable.
Je l’ai déjà dit : un pigeon présentant un défaut visible n’a jamais sa place dans mon pigeonnier d’élevage.

Je ne prétends pas être capable de reconnaître un bon pigeon simplement à la prise en main — cela est impossible —, mais je sais reconnaître un beau pigeon.
Certes, parmi les beaux pigeons, il y a aussi des médiocres, mais les chances d’y trouver un bon reproducteur sont toujours plus élevées que parmi les pigeons aux défauts évidents.

Je conseille à chacun, lors de l’achat d’un pigeon pour l’élevage, de choisir un oiseau bien bâti, harmonieux et équilibré. C’est ainsi qu’on maximise ses chances de réussite.
Beaucoup d’amateurs ne regardent que le pedigree, et je trouve cela dommage.

Je le répète : personne ne peut reconnaître à l’œil ou à la main un vrai bon pigeon.
J’ai rencontré de nombreux amateurs et trieurs dans différents pays, mais jamais un seul capable de le faire infailliblement. Il est facile de reconnaître un beau pigeon, et je peux affirmer que la plupart des bons pigeons sont aussi des pigeons bien faits.

Pour celui qui recherche la certitude, il n’existe qu’un seul juge infaillible : le panier de voyage.

par A. Roodhooft


Notices

  • Dans mon pigeonnier, un jeune doit toujours montrer sa valeur l’année de sa naissance.

  • D’après André Roodhooft, un jeune pigeon doit avoir, au sevrage, un plumage onctueux, être équilibré, bien bâti et serré. Ces caractéristiques se jugent à la prise en main, tandis que le panier de voyage reste le meilleur et le plus fiable trieur.


[ Source: Article édité par M. André Roodhooft – Revue PIGEON RIT ] 

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