Pigeon Voyageur et Sens dOrientation Theorie Scientifique sur les Ondes Magnetiques et le Role du Veuvage
4 novembre 2025 Par admin

Pigeon Voyageur et Sens d’Orientation : Théorie Scientifique sur les Ondes Magnétiques et le Rôle du Veuvage

Pigeon Voyageur et Sens dOrientation Theorie Scientifique sur les Ondes Magnetiques et le Role du Veuvage

Pigeon voyageur : synthèse d’une hypothèse sur le sens d’orientation

Au fil des mois, plusieurs articles ont été consacrés à mon hypothèse et à mon interprétation personnelle du sens d’orientation du pigeon voyageur. De nombreux amateurs m’ont depuis demandé d’en proposer une synthèse générale.
C’est avec plaisir que je réponds à cette attente, en m’efforçant d’être aussi clair et simple que possible.


Une approche nouvelle : le concours comme exercice d’orientation

Mon hypothèse de départ consiste à considérer les concours de pigeons non comme des courses de vitesse, mais comme de véritables exercices d’orientation.
Cette conception implique que, lors d’un même concours, tous les pigeons volent à peu près à la même vitesse. Le premier arrivé serait donc celui qui a choisi le trajet le plus direct pour regagner son pigeonnier.

C’est cette idée, à contre-courant des traditions colombophiles, qui a surpris de nombreux amateurs — et parfois même suscité quelques sarcasmes parmi certains journalistes spécialisés.
La surprise se comprend aisément : depuis toujours, la colombophilie repose sur la notion de vitesse, base de tous les classements et statistiques.
Pour dissiper cette confusion, j’ai proposé d’envisager un classement au temps plutôt qu’à la vitesse, avec, pour chaque concours, une ligne d’arrivée théorique commune.


Qu’est-ce que le sens d’orientation du pigeon ?

Si l’on admet cette approche, une question essentielle s’impose :
Pourquoi certains pigeons — les bons — trouvent-ils plus rapidement le chemin le plus court que d’autres ?
Autrement dit : qu’est-ce que le sens d’orientation ?

Après avoir analysé les théories existantes et distingué la migration naturelle des oiseaux du sens d’orientation spécifique au pigeon voyageur, j’en suis venu à la conclusion suivante :
le sens d’orientation n’est pas un simple instinct.

Un instinct est inné, fixe, alors que l’orientation du pigeon semble pouvoir être développée, exercée et perfectionnée.
Il s’agirait donc d’une faculté sensible et évolutive, à la fois physique et nerveuse, proche d’un véritable organe perceptif.


Le pigeon, un “engin téléguidé” sensible aux ondes du milieu

De là est née mon hypothèse selon laquelle le pigeon voyageur pourrait être comparé à un engin téléguidé naturel, capable de rester en communication constante avec son colombier par l’intermédiaire d’ondes électromagnétiques émises par son environnement.

Dans cette perspective, la qualité essentielle du bon pigeon ne serait pas tant sa morphologie que sa sensibilité à capter ces signaux.
Les critères extérieurs que nous utilisons traditionnellement — la forme du bec, la longueur de l’aile, la densité du plumage, la robustesse de l’ossature — ne seraient que des facteurs secondaires, sans lien direct avec le véritable sens d’orientation.

La seule épreuve réellement capable de révéler cette faculté serait donc le panier, ultime test de la valeur d’un pigeon voyageur.


Conséquences de cette hypothèse

Cette conception du « pigeon téléguidé » offre une explication cohérente à plusieurs phénomènes souvent observés mais mal compris :

  • La “forme” du pigeon : elle représenterait un état de sensibilité maximale, obtenu grâce à une santé parfaite et à un système nerveux hautement réactif.

  • Les différences entre pigeons de vitesse, de demi-fond et de fond : le pigeon de fond posséderait une sensibilité plus fine, lui permettant de percevoir les ondes à plus longue distance.

Une objection revient souvent :

“Pourquoi certains pigeons de fond échouent-ils dans les concours de vitesse ?”

La réponse, selon moi, réside dans le moment de la préparation.
J’entraîne mes pigeons de fond pour atteindre leur pic de sensibilité nerveuse vers juin-juillet, période des grands fonds.
Or, lorsqu’ils participent à des concours de vitesse au printemps, leur sensibilité n’est pas encore pleinement développée, d’où des performances moindres.
Mais rien ne prouve qu’en juillet, ces mêmes pigeons ne pourraient pas se classer parmi les meilleurs sur de courtes distances.

Personnellement, les épreuves de vitesse ne m’intéressent pas : je n’y engage jamais mes pigeons lorsqu’ils sont à leur niveau optimal de tension nerveuse.
Aucune conclusion contraire à ma théorie ne peut donc être tirée de ce fait.


La portée et les limites du sens d’orientation

Le sens d’orientation semble également limité par la distance.
Les oiseaux migrateurs peuvent parcourir des milliers de kilomètres grâce à des repères magnétiques et astronomiques, tandis que le pigeon voyageur, plus dépendant de son environnement immédiat, se désoriente au-delà d’un certain rayon, généralement autour de 200 km, lorsque les ondes de son milieu d’origine ne sont plus perceptibles.

La fatigue constitue un autre facteur déterminant : elle réduit la sensibilité nerveuse.
Ainsi, un pigeon épuisé, même à quelques kilomètres du colombier, peut se perdre simplement parce que ses capacités sensorielles sont affaiblies.

Si tous les pigeons volent à peu près à la même vitesse, le veuvage conserve néanmoins son intérêt — non pour la vitesse, mais pour d’autres raisons d’ordre psychologique et organisationnel.


Le veuvage revisité

J’ai identifié quatre avantages majeurs du veuvage, indépendants de toute motivation sexuelle :

  1. Réduction du nombre de pigeons au colombier ;

  2. Meilleur contrôle sanitaire individuel ;

  3. Calme et stabilité générale ;

  4. Concentration accrue de chaque pigeon sur son pigeonnier.

Ainsi, le veuvage n’augmente pas la vitesse : il agit surtout comme un facteur d’équilibre et de gestion rationnelle du colombier.


Des faits troublants qui soutiennent l’hypothèse

1. La découverte du professeur Charles Walcott

Le biologiste Charles Walcott, de l’Université de l’État de New York, a publié dans le Boston Sunday Globe une étude révélant la présence, derrière l’œil du pigeon voyageur, d’un tissu riche en fer connecté à un réseau nerveux électromagnétiquement actif.
Ces cellules, selon lui, pourraient fonctionner comme des micro-récepteurs magnétiques, comparables à de minuscules capteurs biologiques, jouant un rôle central dans l’orientation du pigeon.

Cette découverte rejoint remarquablement mon hypothèse du pigeon “téléguidé” par le champ électromagnétique terrestre.
Mon confrère De Kyker y a d’ailleurs récemment fait référence dans sa chronique hebdomadaire.


2. Une expérience vécue

Un épisode de la saison 1979 m’a particulièrement marqué.
J’avais engagé trois femelles au concours de Barcelone du 7 juillet.
L’une d’elles arriva le lundi matin… mais dans le pigeonnier de M. Delforge, à Jemeppe-sur-Sambre, légèrement hors des prix du doublage femelles.

Informé immédiatement, je demandai à M. Delforge de la soigner quelques jours avant de la relâcher, convaincu qu’elle rejoindrait ensuite Tervuren sans difficulté.
Mais, à la surprise générale, lorsqu’elle fut libérée, la femelle refusa de s’envoler et retourna sur le toit de M. Delforge.

Je proposai alors de l’enloger pour Compiègne (180 km) le samedi suivant : elle se classa troisième, parfaitement dans les prix !
Huit jours après Barcelone, elle faisait encore prix depuis un pigeonnier étranger.

Ramenée ensuite à Tervuren, elle ne retourna plus à Jemeppe.
Mais, le 16 septembre, alors que je lâchais vingt jeunes à Mons, l’un d’eux entra… chez M. Delforge, moins de trois heures après le lâcher.
Deux pigeons, à deux moments différents, avaient donc trouvé refuge au même endroit précis.


Coïncidence ou interférences électromagnétiques ?

Faut-il y voir le simple fruit du hasard ?
Ou bien ces deux pigeons auraient-ils réagi à des fréquences électromagnétiques proches, émises simultanément par nos deux colombiers ?

L’hypothèse mérite réflexion.
Je reste bien entendu ouvert à toute autre explication plausible, mais pour l’instant, aucune ne me paraît plus cohérente ni plus convaincante.


[ Source: Article édité par Dr. Georges De Paduwa – Revue PIGEON RIT ] 

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