Pigeon Voyageur Mue Plumes Defauts et Solutions — Guide Complet pour un Plumage Parfait
23 octobre 2025 Par admin

Pigeon Voyageur : Mue, Plumes, Défauts et Solutions — Guide Complet pour un Plumage Parfait

Pigeon Voyageur Mue Plumes Defauts et Solutions — Guide Complet pour un Plumage Parfait

Le pigeon voyageur dépend directement de la qualité de son plumage pour performer en concours. Dans le monde colombophile, la mue, la croissance des plumes et les défauts possibles sont des sujets essentiels, parfois mal compris. Pour aider chaque amateur à mieux analyser, protéger et optimiser la santé du plumage de son pigeon voyageur, nous allons détailler ici le développement des plumes, les anomalies possibles, leurs causes réelles et les solutions adaptées.

Cet article est une réécriture optimisée du travail du Professeur G. Van Grembergen, modernisé et enrichi pour être parfaitement compréhensible par tout colombophile, du débutant au confirmé.


A. Développement de la plume chez le pigeon voyageur

Le pigeon voyageur, pour voler vite, loin et longtemps, doit posséder un plumage irréprochable. Comprendre la naissance d’une plume permet d’expliquer de nombreux phénomènes qui influencent directement ses performances.

1. La naissance d’une plume

À l’endroit où apparaîtra une plume neuve, le derme forme une papille dermique, une petite structure riche en vaisseaux sanguins. Cette papille s’enfonce progressivement dans un follicule, qui sera la « logette » permanente de la plume.

La papille se développe pendant un temps limité, nourrie par la circulation sanguine. Ensuite elle régresse petit à petit : c’est ce cycle qui conditionne la qualité finale de la plume du pigeon voyageur.

2. Formation de la gaine et de la plume

L’épiderme forme d’abord une gaine cornée, appelée gaine plumifère.
Puis une seconde couche cornée donne naissance à la vraie plume : rachis, barbes, barbules… Une architecture extrêmement précise.

Pour que la plume s’épanouisse, la gaine doit se déchirer naturellement : c’est ce qui crée les petites pellicules de kératine que l’on retrouve dans le nid.

Pendant ce temps, la pulpe interne régresse lentement jusqu’à devenir inactive à la base de la plume.

3. Le remplacement des plumes pendant la mue

Lorsqu’une plume doit être remplacée, la papille est réactivée :

  • afflux sanguin accru,

  • divisions cellulaires,

  • base de la plume rouge et enflée,

  • « piquage » visible des nouvelles plumes.

La nouvelle plume pousse alors l’ancienne et prend sa place dans le follicule.
Un processus parfait… du moins lorsque le pigeon voyageur est en bonne santé.


B. Défauts des plumes chez le pigeon voyageur : causes, signes et solutions

Dans la vie d’un pigeon voyageur, il arrive que ce processus idéal ne se déroule pas correctement. Cela donne naissance à des défauts visibles du plumage, parfois bénins, parfois graves, parfois héréditaires.

Chaque défaut reflète l’état de santé du pigeon voyageur au moment précis où la plume poussait.

1. Plume prisonnière de la gaine (gaine non rompue)

Lorsque la gaine cornée ne se déchire pas, la plume reste enfermée dans son fourreau.
Ce problème touche surtout :

  • la nuque,

  • les jeunes pigeonneaux,

  • certaines lignées rouges.

Chez le pigeon voyageur, cela peut gêner l’étanchéité du plumage et diminuer l’aérodynamisme.

Solution :
Si la gaine n’est pas trop sèche, il est possible de la broyer délicatement entre les doigts pour libérer la plume.

2. Les plumes de sang

Très connues en colombophilie, les pennes de sang apparaissent lorsque le sang ne se retire pas correctement de la plume en croissance.

Elles sont souvent liées à :

  • trichomonose sévère,

  • coccidiose,

  • vers intestinaux,

  • infections générales affaiblissant le pigeon voyageur.

Après résorption du sang, les plumes deviennent courtes, frêles, déformées.

Nota : Un choc ou une blessure peut également provoquer une plume de sang d’un seul côté.

3. Plumes fendues

Le rachis présente une fente profonde au lieu d’un sillon discret.
Ces plumes sont moins souples, moins résistantes et s’usent plus vite.

Cause principale : génétique.
Élever avec un pigeon voyageur porteur de ce défaut augmente fortement la fréquence de plumes fendues dans la descendance.

Recommandation : éviter ces oiseaux dans la reproduction.

4. Nœuds, barres et irrégularités dans la plume

Les interruptions dans la croissance provoquent :

  • « nœuds » sur le rachis,

  • « barres » plus claires ou plus sombres dans les barbes.

Cela traduit :

  • une maladie passagère,

  • un retour difficile d’un concours dur,

  • une carence temporaire,

  • une baisse d’assimilation alimentaire.

Chaque stress marqué laisse une trace dans le plumage du pigeon voyageur.

5. Rectrices non épanouies (plumes en buseau)

Chez les jeunes, certaines plumes de la queue s’épanouissent en haut mais restent prisonnières en bas.

Cause fréquente :

  • perturbation légère de l’irrigation sanguine,

  • petit stress,

  • épisode digestif court.

Ce n’est pas grave si traité rapidement.

6. L’usure naturelle des pennes

En fin de saison, les plumes semblent parfois « rongées ».
Ce n’est pas un parasite, mais :

  • frottement contre le sol,

  • nid,

  • paniers,

  • vols nombreux.

Les plumes blanches sont naturellement plus fragiles.

Le pigeon voyageur à plumage fin s’use plus vite qu’un pigeon à plumage dense et soyeux.


Ce qu’un colombophile doit retenir pour optimiser le plumage du pigeon voyageur

✔ Toute plume garde en mémoire l’état de santé du pigeon au moment de sa croissance.
✔ Une plume poussée durant une maladie respiratoire, digestive ou parasitaire sera marquée.
✔ Les défauts génétiques doivent être exclus de l’élevage.
✔ Libérer les gaines non rompues peut sauver la plume si l’on agit rapidement.
✔ Chaque concours difficile peut laisser une trace observable.


Notices essentielles pour le colombophile

  • Un vol difficile peut provoquer des nœuds ou des barres dans le plumage.

  • Certaines plumes fendues sont d’origine entièrement génétique.

  • Une gaine non rompue peut être ouverte délicatement pour éviter une plume en buseau.

  • Tout stress, maladie ou carence laisse une trace permanente dans les plumes du pigeon voyageur.


[ Source: Article édité par Prof. Dr. G. Van Grembergen – Revue PIGEON RIT ] 

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