Pigeon Voyageur Chaleur Boisson Veuvage et Apprentissage au Panier — Les Details Qui Font la Difference
29 octobre 2025 Par admin

Pigeon Voyageur : Chaleur, Boisson, Veuvage et Apprentissage au Panier — Les Détails Qui Font la Différence

Pigeon Voyageur Chaleur Boisson Veuvage et Apprentissage au Panier — Les Details Qui Font la Difference

Les pigeons face à la chaleur et à la soif

Les pigeons voyageurs supportent bien mieux le froid que la chaleur. Lorsqu’il fait froid, ils consomment davantage d’énergie et mangent plus, mais conservent un excellent moral, surtout sous un ciel clair. À l’inverse, en période de fortes chaleurs, leur comportement change : ils mangent moins, boivent beaucoup plus et volent avec moins d’entrain.

Quand ils ne sont pas en pleine forme, les premiers reviennent vite du vol, le bec grand ouvert. En concours, les pigeonneaux souffrent particulièrement des journées chaudes, surtout lorsque l’hydratation n’a pas été correctement gérée. Les pertes observées ne sont pas uniquement liées à la température, mais surtout à un manque d’eau. Au retour, de nombreux pigeons – y compris des vieux – se précipitent sur l’abreuvoir, signe d’une déshydratation sévère.

Il est alors fréquent d’entendre les colombophiles accuser le convoyeur de ne pas avoir donné à boire avant le lâcher. Si certains manquements existent, il ne faut pas pour autant lui imputer toute la responsabilité. Le colombophile et le comité d’enlogement ont eux aussi leur rôle à jouer. Dans plusieurs sociétés, les paniers sont encore dépourvus d’abreuvoirs lors de l’enlogement, alors que c’est une précaution essentielle, qu’il s’agisse de concours de vitesse, de demi-fond ou de fond.

Les pigeons peuvent passer entre trois et six heures dans des locaux souvent mal ventilés avant le départ. Leur offrir de l’eau sur place éviterait bien des défaillances. Lorsqu’il fait réellement chaud, même les pigeons joués sur courte distance ont besoin de boire.

Prenons un exemple concret : une femelle au couvage ne quitte son nid que lorsqu’elle a très soif. Si on l’enloge sans possibilité de boire, elle sera désavantagée dès le départ. De même, un mâle enlogé avec le jabot partiellement rempli ne tiendra pas aussi bien que ses concurrents au jabot vide.

Un vétérinaire colombophile expérimenté le rappelle : un pigeon qui s’est gavé d’eau juste avant le lâcher ne peut pas performer, car son énergie est consommée par la digestion et non disponible pour le vol. Il subit une défaillance avant même d’arriver chez lui. Voilà pourquoi il est essentiel d’équiper tous les paniers de voyage d’abreuvoirs : les pigeons qui ont bu au bon moment ne se remplissent pas d’eau inutilement avant le départ.


Apprendre aux pigeonneaux à boire dans le panier de voyage

L’un des secrets les plus importants aujourd’hui est d’habituer les jeunes pigeons à boire dans un panier de voyage. Cet apprentissage simple évite de gros problèmes plus tard, notamment en période de chaleur.

Quelques semaines avant les premiers entraînements, placez vos jeunes dans un panier équipé d’un abreuvoir pendant deux à trois jours. Nourrissez-les à l’intérieur. Le premier jour, tous ne boiront pas, mais au bout de quelques jours, ils sauront parfaitement où se trouve l’eau. Et ce réflexe, ils ne l’oublieront jamais.

Ainsi, si un lâcher est retardé ou reporté, vos pigeons sauront se débrouiller calmement, sans stress ni déshydratation. Ce petit apprentissage fait souvent la différence entre une bonne rentrée et une perte évitable.


Les veufs après la saison : encore performants

Beaucoup de colombophiles pensent qu’une fois la saison terminée, les veufs réaccouplés n’ont plus la motivation nécessaire pour performer. Pourtant, les observations récentes prouvent le contraire.

L’été dernier, mes mâles ont été réaccouplés fin juillet, puis engagés trois jours plus tard sur un concours national. Résultat : trois prix provinciaux parmi plus de 1 800 pigeons. La semaine suivante, six veufs furent à nouveau engagés ; quatre avaient un œuf dans le plateau. Ils firent encore un excellent classement, sauf deux mâles dont la femelle avait déjà pondu le second œuf – ils ratèrent tous les deux.

Cette expérience démontre qu’un bon veuf réaccouplé peut encore être compétitif, à condition d’être bien géré et observé attentivement au moment du deuxième œuf.


Les femelles des veufs : un système moderne et efficace

Au début de la saison, lorsque mes mâles furent mis au veuvage, j’ai choisi de séparer les femelles dans des casiers individuels plutôt que de les laisser en communauté. Cette méthode, désormais adoptée par de nombreux amateurs, s’est révélée très bénéfique.

Premier avantage : aucun accouplement entre femelles. Lorsqu’elles sont présentées à leurs mâles, elles se montrent bien plus vives et passionnées que lorsqu’elles vivent ensemble dans une volière. Malgré leur enthousiasme, seules deux femelles ont pondu des œufs.

Côté alimentation, voici un schéma simple et efficace :

  • Lundi : jeûne

  • Mardi à jeudi : 15 à 20 g de mélange dépuratif par jour

  • Vendredi à dimanche : 25 à 30 g de mélange sport ou élevage par jour

Les lâchers sont limités, mais cela ne nuit pas à leur condition. Après plusieurs semaines sans vol, les femelles conservent une excellente forme et un comportement calme.

Trois d’entre elles ont été rejouées après réaccouplement : une ancienne reproductrice et deux femelles de l’année. Après un court entraînement d’environ 30 km, elles ont été engagées sur six concours de 120 à 300 km.

Résultats : l’une d’elles s’est distinguée par six prix sur six concours, dont un 2e, un 5e et un 6e prix de catégorie. Preuve que la séquestration raisonnée n’altère pas la performance, au contraire, elle favorise la concentration et l’attachement au casier.

Seul effet secondaire : certaines femelles très nerveuses ont légèrement abîmé leur queue. Ce problème peut être limité en obscurcissant partiellement les casiers des plus vives. Une méthode que j’adopterai désormais chaque saison.

Une chose est sûre : les veuves ne retourneront plus jamais en volière collective. Le système individuel a fait ses preuves et permet une gestion beaucoup plus précise de la motivation.


Conclusion : les petits gestes qui changent tout

Le succès en concours ne dépend pas seulement de la génétique ou du colombier, mais surtout des petites attentions quotidiennes :

  • offrir de l’eau aux pigeons avant le transport,

  • surveiller la chaleur,

  • maîtriser le veuvage,

  • séparer les femelles,

  • et apprendre aux jeunes à boire dans le panier.

Ces détails, souvent négligés, font toute la différence. Dans une saison où les conditions météo deviennent de plus en plus extrêmes, la prévention et la gestion naturelle restent les meilleurs atouts du colombophile moderne.


[ Source: Article édité par M. André Roodhooft – Revue PIGEON RIT ]

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