Pigeon voyageur comment renforcer naturellement lossature des pigeonneaux pour une croissance solide et equilibree
10 novembre 2025 Par admin

Pigeon voyageur : comment renforcer naturellement l’ossature des pigeonneaux pour une croissance solide et équilibrée

Pigeon voyageur comment renforcer naturellement lossature des pigeonneaux pour une croissance solide et equilibree

La solidité de l’ossature chez les pigeonneaux

La solidité de l’ossature des pigeonneaux est l’un des soucis constants de l’amateur, tant dans l’élevage que dans la sélection. Comment obtenir des pigeons robustes dès leur jeune âge ? Et à quoi tient réellement cette solidité ?

La rigidité des os, qu’ils soient longs ou plats, dépend de leur teneur en minéraux — principalement du phosphate tricalcique — soudés par une trame protéique, c’est-à-dire formée à partir des protéines de la ration. Cette trame, lorsqu’on la fait bouillir longuement dans l’eau, donne la gélatine. La fixation des minéraux sur cette trame est assurée par la vitamine D3.

Comme chacun le sait, la composition de la ration (au sens large, c’est-à-dire tout ce que le pigeon ingère, et pas seulement les graines) joue un rôle primordial dans la formation des os. Mais en définitive, ce n’est pas ce que le pigeon avale qui compte, mais ce qu’il assimile. Cela pose immédiatement la question de l’état intestinal.

Un intestin irrité par une atteinte parasitaire, microbienne ou virale — souvent révélée par des fientes anormales — ou un intestin dégénéré à la suite d’une ancienne entérite (épaissi, dur, blanchâtre, en « tuyau de pipe ») est incapable d’assimiler correctement la ration. Malgré la qualité et la quantité de l’alimentation, le pigeon manquera alors de protéines, de minéraux et d’énergie, entraînant amaigrissement, diarrhée et baisse de forme.
Cette notion d’état intestinal domine tout le problème.
Si l’intestin n’est pas en parfait état lors de la croissance — de la naissance jusqu’à plusieurs mois —, il sera impossible de « rattraper » ensuite le squelette et de le rendre solide.


Prévention des maladies du jeune âge

La lutte contre les maladies des jeunes pigeons, notamment la diarrhée des dix jours, souvent due à une crise de coccidiose compliquée de trichomonose, est donc un impératif.
Une petite cure pendant le couvage, visant à nettoyer les éleveurs, évite la contamination des jeunes dès les premiers gavages et limite le développement du parasitisme.


Sources de minéraux

Les sels minéraux de la ration proviennent principalement du grit, des coquilles d’huîtres broyées et parfois de phosphates, sources importantes de calcium. On remarque d’ailleurs que les éleveurs en consomment beaucoup lorsqu’ils nourrissent des jeunes au nid. Cependant, les coquillages ne contiennent pratiquement pas de phosphate de chaux, mais uniquement du carbonate de chaux.

La levure de bière sèche est une excellente source organique, contenant environ 15 g de calcium et 12 g de phosphore par kilo, sous une forme très assimilable.
Le phosphate bicalcique, mieux assimilé que le tricalcique, peut également être ajouté au grit ou à de l’argile salée.

La source naturelle de phosphore est constituée par la phytine (acide phytique), présente dans le froment, l’orge et le maïs. Ces graines contiennent des quantités similaires de minéraux (froment : 0,5 g de calcium et 4 g de phosphore/kg ; orge : 0,1 g et 3,5 g ; maïs : 0,1 g et 3 g), mais leur assimilation diffère selon la teneur en phytase, l’enzyme qui « casse » l’acide phytique.

  • Le froment contient beaucoup de phytase,

  • L’orge en contient moins,

  • Le maïs en contient très peu.

D’où l’intérêt, en période d’élevage, d’un mélange riche en froment et modéré en maïs. Il en va de même en période de concours, car le phosphore joue un rôle clé dans le travail musculaire et nerveux.


Le rôle des vitamines D3 et A

La vitamine D3 favorise la fixation des minéraux sur la trame protéique de l’os. C’est un dérivé des graisses de l’organisme, activé par les rayons solaires.
Chez les pigeons, dont le plumage limite l’exposition au soleil, la production naturelle de vitamine D3 est insuffisante ; un apport artificiel est donc nécessaire.

Les besoins moyens sont d’environ 50 U.I. par jour et par pigeon, mais ils peuvent être augmentés jusqu’à 150 à 200 U.I. pendant la croissance ou avant la ponte.
Attention toutefois : un excès chronique provoque des accidents de surcalcification, des déformations osseuses et un blocage articulaire.
La vitamine D3 étant stockée dans le foie pour une dizaine de jours, une ou deux administrations hebdomadaires suffisent.
Aujourd’hui, les formes solubles dans l’eau sont les plus pratiques, remplaçant avantageusement l’ancienne huile de foie de morue, peu précise et désagréable.

La vitamine A, principal composant actif de cette huile, se trouve naturellement dans le maïs et la verdure, sous forme de bêta-carotène (provitamine A).
Elle joue un rôle essentiel dans la croissance, la qualité du plumage et la vitalité.
Un apport complémentaire est donc recommandé, d’autant plus qu’elle est sans danger et souvent associée à la vitamine D3 dans les complexes vitaminés.


Facteurs héréditaires et santé intestinale

L’hérédité influence la forme et la finesse des os, mais pas leur solidité, qui dépend surtout de la santé et de la nutrition.
Certaines lignées ont une ossature forte et robuste, d’autres fine mais résistante.
En revanche, des os mous ou flexibles signalent souvent un désordre intestinal ou un parasitisme chronique.
Les colonies vivant dans un tel état latent, souvent aggravé par l’humidité et une mauvaise hygiène, produisent des pigeonneaux à ossature fragile.
Toutefois, ces faiblesses ne sont pas héréditaires : en améliorant l’hygiène, l’alimentation et les soins, on obtient rapidement une descendance beaucoup plus solide.

Dr J.-P. Stosskopf


Notions essentielles à retenir

  • Si l’intestin n’est pas sain pendant la croissance du pigeonneau, il sera impossible de rattraper ensuite la solidité de son squelette.

  • La phytine (acide phytique), présente dans le froment, l’orge et le maïs, est la principale source naturelle de phosphore.

  • Tout intestin irrité par des parasites, des microbes ou des virus empêche une bonne assimilation des nutriments et compromet la santé générale du pigeon.


[ Source: Article édité par Dr. J.P. Stosskopf – Revue PIGEON RIT ]

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