Pigeon voyageur et homeopathie une approche naturelle pour renforcer la sante et la resistance des pigeons
9 novembre 2025 Par admin

Pigeon voyageur et homéopathie : une approche naturelle pour renforcer la santé et la résistance des pigeons

Pigeon voyageur et homeopathie une approche naturelle pour renforcer la sante et la resistance des pigeons

On écrit beaucoup d’articles sur les médicaments destinés aux pigeons, que les vétérinaires nous conseillent souvent d’administrer à la suite d’analyses de fientes, de prélèvements ou de contrôles sanitaires. En revanche, il est rare de lire des articles consacrés aux médicaments homéopathiques, ou même d’entendre parler de l’usage de l’homéopathie en colombophilie.

Pourtant, l’homéopathie peut tout à fait être utilisée dans ce domaine, et certains colombophiles y ont recours avec succès. Mais avant d’aller plus loin, rappelons brièvement les principes de base de l’homéopathie.

Les principes fondamentaux de l’homéopathie

L’homéopathie est une discipline médicale encore non reconnue par la médecine officielle. Ses fondements ont été établis par le médecin allemand Samuel Hahnemann, qui écrivait :

« La première, l’unique vocation du médecin est de rendre la santé aux personnes malades : c’est ce qu’on appelle guérir. »

Le principe de similitude est au cœur de cette approche :

« Toute substance capable de provoquer chez un individu sain certains symptômes est également susceptible de faire disparaître ces mêmes symptômes chez un individu malade. »

Hahnemann expérimenta lui-même de nombreuses substances sur lui et sur ses proches, notant minutieusement les effets observés. Il rassembla ses travaux dans son ouvrage majeur, L’Organon de l’art de guérir.
Ainsi, en homéopathie, le remède prescrit à très faible dose est toujours une substance qui, à forte dose, provoquerait chez un individu sain des symptômes similaires à ceux de la maladie à traiter.

La loi de l’infinitésimalité

Constatant que certaines substances avaient des effets toxiques, Hahnemann entreprit de les diluer afin d’en supprimer les effets néfastes tout en conservant — voire en amplifiant — leur action curative.
Les dilutions sont généralement effectuées au 1/100 (CH). À partir de la 12e dilution (12 CH), il ne reste plus de trace moléculaire de la substance d’origine, ce qui fait sourire de nombreux scientifiques sceptiques. Pourtant, l’expérience montre que plus la dilution est élevée, plus l’efficacité du remède semble marquée.

Entre chaque dilution, une agitation vigoureuse, appelée dynamisation, est réalisée. Sans cette étape, le remède serait inactif. Il semble que le frottement entre les molécules de la substance et du solvant soit essentiel à l’efficacité du traitement.

Le concept de terrain

L’homéopathie ne cherche pas à supprimer les symptômes, mais à renforcer l’organisme du malade pour le rendre moins vulnérable.
Ainsi, des affections comme l’eczéma, l’asthme ou la dépression nerveuse peuvent être considérées comme différentes expressions d’un même déséquilibre du terrain.
Modifier ce terrain revient souvent à éliminer les toxines : le remède homéopathique « draine » l’organisme, provoquant parfois une aggravation passagère des symptômes, signe que le processus de guérison est en cours.

Les remèdes homéopathiques

Les remèdes homéopathiques proviennent de la nature :

  • végétaux,

  • minéraux et composés chimiques,

  • substances animales (venins, sécrétions, etc.).

Il existe aussi des remèdes biothérapiques, préparés à partir de cultures microbiennes, de virus ou de sécrétions pathologiques. Lorsqu’ils sont utilisés chez l’animal dont ils proviennent, on parle d’isothérapie.

Ces substances sont d’abord transformées en teintures-mères alcooliques, puis diluées et dynamisées pour obtenir le remède final.
Les médicaments se présentent généralement sous forme de globules imprégnés de la solution diluée, puis séchés et conditionnés.

Chez le pigeon, le remède peut être administré :

  • directement dans le bec sous forme de granules,

  • ou par dissolution dans l’eau de boisson, à raison de quelques granules ou de quelques gouttes de la solution diluée.

Exemple pratique : Allium Cepa

Prenons le cas de l’Allium Cepa (l’oignon).
Nous savons tous que l’oignon provoque une irritation des muqueuses nasales et oculaires accompagnée de larmoiements.
Selon la loi des similitudes, la teinture-mère d’Allium Cepa, diluée jusqu’à la 4e CH, sera donc indiquée dans certains cas de coryza aqueux avec écoulement nasal, œil humide ou conjonctivite.

Pour renforcer la résistance générale de l’oiseau, un drainage du terrain pourra être réalisé à l’aide de Sulfur, un remède classique favorisant l’élimination des toxines.

L’homéopathie chez les pigeons voyageurs

L’homéopathie peut donc être utilisée avec bénéfice pour soigner et préparer les pigeons voyageurs aux concours, en renforçant leur vitalité et leur équilibre général.

En Belgique, certaines préparations homéopathiques pour pigeons existent déjà, bien que leur efficacité reste encore à évaluer.
En France, des laboratoires tels que Dolisovet ou Boiron proposent des produits homéopathiques pour les volailles et animaux d’élevage, et plusieurs vétérinaires se spécialisent aujourd’hui dans cette approche naturelle.

Tout laisse donc penser que l’homéopathie vétérinaire connaîtra un développement croissant, dont le pigeon voyageur pourrait largement bénéficier.


[ Source: Article édité par Ing. J.P. Duchatel – Revue PIGEON RIT ]

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