Pigeons Voyageurs Comprendre Prevenir et Soigner Naturellement les Problemes Respiratoires les Poquettes et les Accidents de Sante
4 novembre 2025 Par admin

Pigeons Voyageurs : Comprendre, Prévenir et Soigner Naturellement les Problèmes Respiratoires, les Poquettes et les Accidents de Santé

Pigeons Voyageurs Comprendre Prevenir et Soigner Naturellement les Problemes Respiratoires les Poquettes et les Accidents de Sante

Les jeunes pigeons traversent inévitablement une phase délicate quelques semaines après le sevrage. Durant cette période, de nombreux amateurs observent des éternuements, des narines sales ou humides, ainsi qu’une sensibilité accrue aux infections respiratoires. Ces manifestations appartiennent généralement aux « maladies infantiles » que tout pigeonneau doit surmonter pour développer une immunité solide. Leur organisme apprend à fabriquer naturellement les anticorps indispensables à une future résistance.

Lorsque ces symptômes apparaissent sans présence de trichomonose, il est préférable d’éviter d’administrer des médicaments inutilement. Laisser l’immunité naturelle se construire reste la meilleure garantie de robustesse à long terme. En revanche, si la trichomonose est confirmée, une cure adaptée devient impérative. Celle-ci doit durer suffisamment longtemps, idéalement entre six et huit jours, parfois davantage, car certaines souches montrent une résistance croissante aux traitements classiques. Le bon dosage et une durée adéquate sont essentiels pour garantir l’efficacité de la cure.

Les jeunes non infectés surmontent les affections respiratoires beaucoup plus facilement. Mais lorsqu’une infection se propage rapidement dans le colombier, accompagnée d’yeux humides ou irrités, il convient d’agir sans tarder pour réduire la pression infectieuse. Isoler les pigeons les plus atteints en volière ouverte permet de diminuer la contagion, car ce sont souvent eux qui diffusent le plus de germes. Un nettoyage complet du colombier suivi d’une bonne désinfection contribue également à assainir l’environnement. Durant cette période, il est recommandé d’éviter d’introduire de nouveaux jeunes et de limiter toute surpopulation. Certains éleveurs obtiennent de bons résultats en utilisant des produits naturels, homéopathiques ou à base de plantes, même si ceux-ci ne garantissent pas une efficacité absolue.

La règle essentielle reste de limiter au maximum l’usage de médicaments chez les jeunes. Un pigeonneau qui parvient à surmonter seul ses petites infections gagne en force, en résistance et en immunité. Cependant, il ne faut jamais laisser une infection grave s’installer dans le colombier : c’est un équilibre à maintenir avec discernement.


Un cas remarquable : la femelle porteuse d’un œuf non expulsé

Il arrive que des situations étonnantes se présentent. Un amateur du sud du pays, persuadé qu’une de ses femelles conservait un œuf depuis plusieurs jours, avait tenté la solution du bain chaud pour faciliter l’expulsion. Plusieurs semaines plus tard, un examen révéla que l’œuf était toujours présent, intact et non fécondé. L’opération confirma que la matrice était en parfait état et que l’œuf n’avait jamais permis le développement d’un embryon. La femelle s’est remise rapidement, mais seul l’avenir dira si elle pourra pondre de nouveau. Ce type d’incident montre à quel point le suivi régulier et l’observation sont essentiels dans la gestion des reproducteurs.


Comprendre et reconnaître les poquettes chez les pigeons voyageurs

Les poquettes reviennent chaque année, et pourtant les mêmes questions se répètent. Cette affection virale se manifeste principalement sur les zones non plumées : autour des yeux, aux commissures du bec, sur la langue, au cloaque ou même sur les pattes. Les lésions ressemblent à de petites ampoules qui peuvent grossir progressivement. La forme cutanée est la plus fréquente, mais il existe aussi une forme diphtérique caractérisée par des dépôts jaunâtres dans la gorge.

Les poquettes sont rarement mortelles, mais les excroissances peuvent empêcher un jeune de se nourrir correctement. Dans ce cas, un soutien alimentaire devient indispensable.


Soins adaptés en cas de contamination

Comme les poquettes sont d’origine virale, les antibiotiques sont totalement inefficaces. En revanche, appliquer un produit iodé permet d’éviter les infections secondaires. Il est possible de vacciner les pigeons contaminés en même temps que les autres, car la vaccination semble accélérer la guérison. En général, les lésions sèchent en une à trois semaines et tombent spontanément après cinq ou six semaines.

Pour protéger le colombier, il est indispensable de lutter contre les moustiques, poux et autres parasites qui diffusent le virus. L’usage de moustiquaires, de traitements contre les poux et une hygiène stricte constituent les meilleures défenses. Si la maladie apparaît dans les environs, la vaccination immédiate des pigeons non vaccinés devient la solution la plus sûre.

La méthode folliculaire reste simple et efficace : l’arrachage doux de quelques plumes suivi de l’application du vaccin avec une petite brosse. La réaction apparaît en une semaine sous forme de petites cloches sur la peau. Les pigeons malades doivent être isolés, mais une fois qu’aucun nouveau cas n’apparaît après une semaine, l’enlogement peut reprendre.

Contrairement à une idée répandue, la vaccination n’a jamais provoqué l’apparition des poquettes, même si l’incubation naturelle de 10 à 20 jours crée parfois des confusions.


Les risques liés aux huiles sur le plumage

L’usage d’huiles diverses sur les pigeons voyageurs est encore fréquent malgré les risques qu’il comporte. Un plumage imprégné d’huile perd son pouvoir isolant : les plumes collent entre elles, l’oiseau se refroidit et peut mourir d’hypothermie. Certains pigeons ingèrent même ces substances en se lissant les plumes, ce qui provoque des troubles digestifs et des fientes verdâtres.

Pour nettoyer un pigeon souillé, plusieurs bains d’eau chaude avec du savon à vaisselle suffisent. Les lavages sont répétés jusqu’à disparition complète des traces d’huile. Il est parfois nécessaire de nettoyer les narines et les oreilles à l’aide de coton-tiges. Le séchage doit être minutieux, à la main ou au sèche-cheveu, puis complété par un séjour en chambre chauffée si le pigeon est frigorifié.

Après un lavage, la couche protectrice naturelle produite par la glande uropygienne est éliminée. L’oiseau doit donc disposer de suffisamment de temps pour la reconstituer avant de retrouver la volière ou les concours. Durant la saison, un pigeon fortement souillé est souvent définitivement hors-jeu pour l’année.


Derniers conseils pratiques

Lorsque les jeunes présentent des nez noirs ou des éternuements, il est essentiel de ne pas se précipiter sur les médicaments. Ces affections font partie de leur développement immunitaire. Si la trichomonose n’a pas encore été traitée, c’est le moment d’y remédier, puis de laisser la nature faire son travail. Un environnement sain, bien ventilé et sans surpopulation garantit une récupération rapide.

Dans les cas où les poquettes empêchent un jeune de s’alimenter, un complément facile à digérer, mélangé à un peu d’eau et administré à la seringue, permet de maintenir sa condition jusqu’à guérison complète.


[ Source: Article édité par Dr. Nanne Wolf – Revue PIGEON RIT ] 

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