Pigeon Voyageur de Vitesse Le Secret des Champions entre Repos Motivation et Preparation
8 octobre 2025 Par admin

Pigeon Voyageur de Vitesse : Le Secret des Champions entre Repos, Motivation et Préparation

Pigeon Voyageur de Vitesse Le Secret des Champions entre Repos Motivation et Preparation

Le secret des spécialistes de la vitesse

Il existe des spécialistes pour toutes les distances et tous les systèmes de jeu. Mais qu’ils exploitent leurs pigeons au naturel ou au veuvage, ils ont tous leurs secrets. Et, en vérité, ces secrets se résument presque toujours à un seul principe fondamental.

En vitesse, ce secret commun à la majorité des as des courtes distances mérite d’être exploré à la lumière de la science et de l’expérience colombophile.
Car qu’il s’agisse d’un homme, d’un cheval, d’un lévrier ou d’un pigeon voyageur, le défi reste le même : déployer un effort maximal pendant un temps très limité. Le sprinter doit tout donner, sans réserve, dans la durée restreinte du parcours. Peu importe qu’il termine épuisé, pourvu qu’il franchisse la ligne avant les autres.

La volonté : moteur essentiel du pigeon de vitesse

Un pigeon ne peut réaliser cette prouesse que s’il le veut réellement.
Chez l’homme, la volonté d’arriver premier peut pousser à dépasser ses limites. Chez les animaux, la peur ou l’instinct de compétition peut décupler la rapidité.
Mais un pigeon voyageur n’a pas de jockey pour le stimuler : une fois enlogé, tout repose sur sa préparation mentale et son instinct de retour.
C’est là que réside un des grands secrets des joueurs de vitesse : éveiller la motivation intérieure du pigeon.

Bien sûr, la volonté seule ne suffit pas. Encore faut-il que le pigeon soit physiquement apte à soutenir des vols rapides sur de courtes distances. Cela relève de la sélection et du tri, car on ne peut espérer des résultats sans posséder des oiseaux naturellement doués pour ce type d’épreuve.

Préparer le corps et l’esprit

Le premier défi du colombophile est d’amener le pigeon dans les conditions physiques et psychiques optimales : départ vif, vol puissant et retour rapide.
Un pigeon peut avoir la volonté de bien faire, mais sans souffle, sans endurance musculaire ou avec un excès de graisse, il ne tiendra pas la distance.
Le second défi, plus complexe, consiste à faire durer le sprinter sur toute la saison, voire sur plusieurs années.
La tension nerveuse, les efforts violents et les excitations répétées fatiguent les meilleurs sujets. Certains pigeons courageux, pourtant doués, s’épuisent en quelques semaines de compétition.

L’importance du repos et de la sérénité

Contrairement à ce que croient beaucoup d’amateurs, le secret de la vitesse ne réside pas dans la surexcitation.
Les vainqueurs répétés ne sont pas des oiseaux constamment agités ou dopés.
La jalousie, les graines échauffantes (chanvre, moutarde, chou rouge) ou les produits dopants n’offrent qu’un succès éphémère et abîment les pigeons à long terme.
Le véritable secret, c’est le repos.

L’observation des athlètes humains l’illustre bien : les sprinters olympiques mènent une vie de calme absolu. Ils économisent leurs efforts, dorment beaucoup, mangent frugalement, et se préparent dans la sérénité.
Leur vie est faite de repos entrecoupé d’efforts intenses, exactement ce que doit vivre un pigeon de vitesse.

Une gestion intelligente de l’énergie

Appliquée au pigeon voyageur, cette philosophie implique une nourriture légère et mesurée.
Le principal piège, surtout pour les pigeons joués au naturel, est la suralimentation pendant la couvaison.
Un pigeon de vitesse doit toujours être sec, léger et musclé. Sa respiration doit rester libre, fluide et silencieuse.
Au moindre signe de gêne, il faut réagir vite : diète et vol libre sont les meilleures solutions pour éliminer les graisses inutiles.

Pour maintenir cette légèreté, mieux vaut nourrir peu chaque jour et n’augmenter la ration que la veille ou le jour de l’enlogement.
Dans les concours où les pigeons sont mis au panier le jour même, un repas très léger tôt le matin suffit.

Motivation contrôlée : la clé du mordant

Pour stimuler le mordant avant un concours, certains utilisent la méthode des deux colombiers identiques : au moment d’enloger, on introduit brièvement un concurrent dans le colombier principal afin de provoquer une réaction d’énergie sans excès.
Ce court moment de tension, bien dosé, peut suffire à renforcer la détermination du pigeon sans provoquer de stress inutile.

Cependant, cette stimulation n’est pas toujours indispensable.
Certains mâles et femelles de vitesse montrent naturellement un fort esprit de compétition et reviennent à pleine allure sans qu’il soit nécessaire de recourir à ces stratagèmes.

Le véritable secret du succès

En définitive, la réussite en vitesse ne repose ni sur des excitants, ni sur des ruses, mais sur une combinaison équilibrée de repos, motivation, sélection et préparation naturelle.
Le pigeon de vitesse doit être préparé comme un athlète : calme avant la course, explosif pendant, et serein après.

La clé est de préserver sa santé, sa légèreté et son envie de voler tout au long de la saison.
C’est cette harmonie entre le physique, le mental et la gestion du repos qui fait la différence entre un bon pigeon et un véritable champion de vitesse.


Conclusion :
Le pigeon voyageur de vitesse n’est pas un simple sprinter ailé, c’est un athlète complet.
Sa réussite dépend autant de sa sélection et de sa santé que de son calme et de sa préparation psychique.
Le colombophile avisé saura donc lui offrir un entraînement équilibré, une alimentation sobre, et surtout, le repos nécessaire pour libérer, au moment décisif, toute sa puissance naturelle.


[ Source: Article édité par M. Henry Landercy – Revue PIGEON RIT ] 

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