Le Role des Details et du Calme du Colombophile dans le Succes des Pigeons Voyageurs
6 novembre 2025 Par admin

Le Rôle des Détails et du Calme du Colombophile dans le Succès des Pigeons Voyageurs

Le Role des Details et du Calme du Colombophile dans le Succes des Pigeons Voyageurs

Débutant :
Lors de notre dernière conversation sur les pigeons, tu avais attiré mon attention sur certains facteurs qui, selon toi, contribuent au succès de Roger Vereecke. À première vue, ce ne sont que des détails, mais en réalité, ces détails peuvent constituer des éléments déterminants dans la réussite.
Tu m’as convaincu qu’il existe une véritable corrélation entre le caractère du colombophile et la continuité du succès. Le colombophile doit garder la tête froide, faire preuve de patience et rester fidèle à des principes simples. Il doit être modeste et savoir traverser, sans paniquer, les périodes difficiles.
« Le champion qui se croit invincible est un fou ». C’est du moins ce dont je me rends de plus en plus compte à mesure que nous dialoguons sur la colombophilie. Ce sport comporte tant d’impondérables qu’il nous impose une grande modestie.
Mais l’expérience doit néanmoins nous permettre de tirer parti de certains détails qui peuvent conditionner ou améliorer nos résultats. N’ai-je pas raison ?

Victor :
Tu viens de dire là des choses très sages. Il est vrai que certains détails ont leur importance.
On sait, par exemple, que lorsqu’on enlève les femelles aux veufs après le retour d’une étape, ces derniers restent très excités et roucoulent pendant de longues heures.
Un bain très chaud, en tenant le pigeon environ une demi-minute dans un seau d’eau tout en lui massant doucement les pectoraux après avoir écarté le duvet, a pour effet de calmer le pigeon et de favoriser sa récupération sportive.
Notre regretté collaborateur Henri Landercy préconisait déjà ce bain chaud après les efforts des veufs et l’enlèvement de leurs femelles.

Débutant :
En somme, on ne fait pour les pigeons rien d’autre que ce qu’on fait pour les athlètes : repos et chaleur pour la musculature. J’en déduis que l’organisme, épuisé par l’effort, trouve un réel soulagement dans un traitement approprié, comme le bain chaud.
Je voudrais maintenant te parler d’autre chose : mes veufs, à mon avis, ne mangent pas assez. Un « détail » m’échapperait-il pour leur donner davantage d’appétit ?

Victor :
Le veuf qui ne mange pas assez est un veuf trop nerveux. On pourrait dire qu’il vit « sur ses nerfs ». Il s’épuise donc rapidement et devient incapable de fournir un effort soutenu.
Puisque c’est la nervosité qui l’empêche de bien se nourrir, il faut avant tout le calmer. Tu as sûrement remarqué que lorsque les veufs rentrent de leur volée quotidienne, matin et soir, ils sont très nerveux et roucoulent de plaisir en retrouvant leur territoire, c’est-à-dire leur casier.
Il est bon de mettre quelques petites graines dans leur casier à leur retour, mais il faut ensuite attendre qu’ils se calment avant de les nourrir. Ernest Duray me disait :

« Rien de plus simple pour faire manger les veufs : il suffit d’attendre une heure ou plus après la volée avant de les nourrir. »
Ce grand champion m’a appris beaucoup de choses, et j’ai le plaisir de te les transmettre à mon tour.

Débutant :
Finalement, pour apprendre en colombophilie, il suffit d’observer attentivement ses pigeons et de déduire, de leur comportement, ce qu’il faut faire pour améliorer leurs performances.

Victor :
Ce qu’il faut surtout éveiller chez le pigeon, ce sont ses instincts : l’instinct de défense du territoire et l’instinct de jalousie. Ces deux instincts sont essentiels et conditionnent en grande partie les prestations d’un pigeon.
Je ne sais si tu as déjà essayé de stimuler ces instincts en utilisant un miroir. Un miroir posé au fond ou sur le côté du casier suffit parfois à remporter un premier prix.
Avant l’enlogement, après avoir mis la femelle en présence du veuf, tu places le miroir dans le casier. Le veuf croit qu’un autre mâle tente de s’emparer de sa femelle. Il roucoule et, voyant son propre reflet, croit affronter un rival. Souvent, il s’élance contre le miroir pour chasser « l’autre ». C’est alors le moment idéal pour l’enloger.
Je te le dis, ces petits détails peuvent parfois faire toute la différence. En y réfléchissant, on se rend compte qu’ils ne sont que l’expression naturelle des instincts profonds du pigeon.

Débutant :
En somme, le colombophile ne saurait pas grand-chose si le pigeon ne le lui apprenait pas !

Noël De Scheemaecker


Notices :

Un bain forcé de quelques minutes dans de l’eau chaude après le retour d’un concours a un double effet positif.
D’une part, il calme le pigeon excité après la vue de sa femelle ; d’autre part, en massant les pectoraux après avoir écarté le duvet, il accélère le processus de récupération.
Le comportement des veufs, durant leur volée, au colombier, à la vue de leur femelle avant l’enlogement et même à leur retour, peut nous en apprendre beaucoup sur leur degré de forme.


[ Source: Article édité par M. Noël De Scheemaecker – Revue PIGEON RIT ]

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