Pigeon voyageur preserver limmunite naturelle face a lhygiene excessive
4 novembre 2025 Par admin

Pigeon voyageur : préserver l’immunité naturelle face à l’hygiène excessive

Pigeon voyageur preserver limmunite naturelle face a lhygiene excessive

Débutant :
En conclusion de notre dernier dialogue sur l’hygiène des pigeons, tu avais affirmé qu’il ne fallait pas sacrifier l’immunité naturelle au profit d’une hygiène absolue. Celle-ci protège certes des microbes, mais empêche aussi les pigeons de développer leurs propres défenses. J’y ai bien réfléchi et je dois te donner raison. Je repensais surtout à cette histoire que tu m’avais racontée il y a quelque temps…

Victor :
Ah bon ? À quoi fais-tu allusion ?

Débutant :
Tu m’avais parlé d’une équipe de recherche hollandaise qui tirait la sonnette d’alarme : selon eux, à force d’utiliser des médicaments modernes, on affaiblit la résistance naturelle de l’être humain, tout en renforçant celle des microbes !
Ils prédisaient qu’un jour, il faudrait sans cesse augmenter les doses ou inventer de nouveaux traitements, jusqu’à épuisement des défenses naturelles.
Leur objectif était donc de trouver dans la nature des remèdes qui soutiennent l’organisme sans détruire son immunité. Et tu m’avais dit que pour les pigeons, c’était la même chose.
Mais chez eux, la situation est encore plus préoccupante : une nouvelle génération naît chaque année, alors qu’il faut un siècle pour voir défiler seulement quatre générations humaines ! Je comprends maintenant ton inquiétude pour la sauvegarde de l’immunité naturelle des pigeons voyageurs.

Victor :
Tu as très bien résumé le problème. Autour de nous, que voyons-nous ? Beaucoup d’étoiles filantes en colombophilie… mais bien peu d’étoiles fixes ! Pourquoi ? Parce que la santé de nos pigeons est devenue fragile, dépendante des produits artificiels.

Débutant :
Et pourtant, ton ami Georges Fabry ne t’a-t-il pas dit un jour :

“On peut chipoter autant qu’on veut avec les voyageurs, mais il ne faut jamais affaiblir la vitalité des producteurs.”

Victor :
Exactement ! Et qu’est-ce que cette vitalité, sinon la capacité de résister aux maladies sans recours excessif aux produits chimiques ? C’est l’expression même de l’immunité naturelle.

Débutant :
Je comprends… c’est évident !

Victor :
Malheureusement, beaucoup de colombophiles commettent encore l’erreur de reléguer dans les colombiers d’élevage des pigeons affaiblis, usés prématurément, dont la santé naturelle a été dilapidée.
C’est peut-être pour cela qu’on obtient parfois de meilleurs pigeonneaux en croisant des voyageurs robustes, plutôt qu’en utilisant directement les “vieux bons”.

Débutant :
Mais alors, comment renforcer la force immunitaire chez nos pigeons ?

Victor :
En ne cherchant pas à tout prix à les isoler des microbes.
Je connais un excellent colombophile, médecin de profession, qui croit fermement en la valeur de l’immunité naturelle. Il m’a confié ceci :

“Dans mon colombier, je ne renouvelle pas l’eau tous les jours après nettoyage. Pendant plusieurs jours, j’ajoute simplement de l’eau sans vider les abreuvoirs. Cela favorise un contact modéré avec certains microbes et renforce ainsi leur résistance naturelle.”

Mais il ajoutait :

“Ce qu’il faut absolument renouveler chaque jour, c’est l’air ! Sans oxygène frais, même la meilleure immunité est handicapée.”

Débutant :
Et l’air, ça ne coûte rien !

Victor :
Exactement. N’oublions pas, surtout à l’approche de l’hiver, ce que disait Jef Van Riel :

“En hiver, les pigeons doivent souffrir un peu.”
Leur organisme s’adapte, se renforce — et c’est ainsi qu’on développe de vrais pigeons résistants.


🧩 Notice finale

Certains pigeons sont devenus de véritables pharmacies volantes : leur résistance naturelle a été détruite par l’abus de traitements médicamenteux. Leurs propriétaires entrent alors dans un cercle vicieux — maladies, cures répétées, doses augmentées — qui coûte cher et détruit progressivement la colonie.
N’oublions pas : chaque année voit naître une nouvelle génération de pigeons. C’est une raison supplémentaire d’être prudent et d’éviter l’usage excessif de médicaments.

Comme le disait si justement Georges Fabry :

“On peut chipoter aux voyageurs, mais il ne faut jamais affaiblir la vitalité des producteurs.”

Préserver l’immunité naturelle reste la meilleure garantie de santé et de longévité pour nos pigeons voyageurs.


[ Source: Article édité par M. Noël De Scheemaecker – Revue PIGEON RIT ] 

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