Pigeon Voyageur Trichomoniase Plantes Toxiques et Soins Naturels Essentiels pour un Colombier en Bonne Sante
20 octobre 2025 Par admin

Pigeon Voyageur : Trichomoniase, Plantes Toxiques et Soins Naturels Essentiels pour un Colombier en Bonne Santé

Pigeon Voyageur Trichomoniase Plantes Toxiques et Soins Naturels Essentiels pour un Colombier en Bonne Sante

Nombreux cas de trichomoniase chez les pigeons voyageurs

En ce début de saison, à peine les concours terminés, plusieurs amateurs se sont présentés en consultation. Le diagnostic le plus fréquent : la trichomoniase (ou « le jaune »), observée chez près de 70 % des pigeons examinés.
Cette maladie, causée par un parasite microscopique, touche particulièrement les pigeons affaiblis par le stress du voyage ou la compétition.

Beaucoup de colombophiles traitent leurs pigeons une fois par mois pendant deux à trois jours via l’eau de boisson, mais ce protocole est souvent insuffisant et favorise la résistance des trichomonas.
Si un contrôle régulier n’est pas possible, il vaut mieux administrer une gélule ou une pilule anti-tricho une fois par mois.
Pour les femelles ou pigeons au repos, un traitement à base de ronidazole sur 7 jours reste efficace.

La trichomoniase s’accompagne souvent d’une atteinte respiratoire (souvent confondue avec l’ornithose). Une fois la tricho traitée, les symptômes disparaissent d’eux-mêmes.
Un traitement complémentaire de deux jours avec du ronidazole ou un produit combiné anti-coryza peut être utile.
Les performances sportives s’améliorent déjà au cours de la semaine de cure, signe d’une récupération rapide et efficace.


Conifères, arbustes et plantes toxiques : attention à votre environnement

Certains amateurs s’interrogent sur les risques liés aux haies de conifères autour du colombier. Les variétés les plus courantes (thuya et chamaecyparis) ne sont pas toxiques, mais elles contiennent des huiles essentielles pouvant irriter les voies respiratoires en cas d’ingestion excessive.
Un excès de verdure peut également causer des troubles digestifs et des fientes molles. La solution : tailler la haie régulièrement et maintenir une bonne aération du pigeonnier.

Les pigeons voyageurs n’ont pas réellement besoin de verdure, mais leur instinct les pousse à picorer, surtout durant le nourrissage des jeunes. Cela ne signifie pas qu’ils manquent de minéraux ou de vitamines.
En revanche, certaines plantes sont réellement dangereuses :

  • Taxus baccata (If commun) : les fruits sont inoffensifs, mais les graines sont hautement toxiques si elles sont broyées dans le gésier.

  • Laburnum anagyroides (Cytise) : provoque une atteinte du système nerveux et la mort par étouffement.

  • Autres plantes à éviter : ligustrum (troène), sorbier, anémones, digitale, pied-d’alouette, etc.

Lors de l’achat de nouvelles plantes, renseignez-vous toujours sur leur toxicité.
En cas d’ingestion suspecte, rincez immédiatement le jabot du pigeon avec une seringue de 20 ml munie d’un embout souple : injectez de l’eau tiède, maintenez le pigeon tête en bas et massez doucement le jabot pour expulser le contenu.
Contactez ensuite votre vétérinaire : une intervention rapide peut sauver le pigeon.


Grincements et bruits étranges : quand la digestion s’invite dans le diagnostic

Certains amateurs remarquent des bruits de râle chez leurs pigeons après le repas ou l’entraînement. Ces sons peuvent évoquer une infection respiratoire ou une trichomoniase, mais ce n’est pas toujours le cas.

Un exemple concret : un amateur m’a consulté pour ce type de bruit. Après examen clinique et analyse des glaires, aucun signe d’infection n’a été trouvé.
Au colombier, j’ai pu constater que les pigeons ne “râlaient” pas, mais digéraient ! Le son provenait du gésier en pleine activité. Le stress du transport avait simplement interrompu la digestion lors de la consultation.
Un rappel utile : ne tirez jamais de conclusion hâtive sans observation directe au colombier.


“Transpiration” sous les aisselles : infection ou simple réaction cutanée ?

Un amateur m’a signalé que ses jeunes pigeons présentaient des taches humides sous les ailes. Ce symptôme rare peut faire penser à une infection fongique.
Dans un cas similaire à Zwolle, une litière de copeaux humides était en cause. Le retrait des copeaux et un simple badigeonnage à l’Hibisol avaient suffi.
Chez un autre amateur, la cause provenait de paille de mauvaise qualité dans les paniers de concours. Après désinfection et traitement à l’Imaverol (antifongique), la guérison fut rapide.

Un confrère m’a indiqué que certains sprays antiparasitaires pouvaient altérer la peau des pigeons et favoriser ces infections.
Même si la cause exacte reste incertaine, le traitement antifongique reste efficace et sans séquelles.


Préparation des jeunes pigeons voyageurs : prévenir avant de guérir

La préparation des jeunes pigeons est une étape cruciale pour éviter les pertes en début de saison.
Les symptômes les plus fréquents sont :

  • mauvais vol,

  • plumage terne,

  • nez sales.

Ces signes révèlent souvent une infection par trichomoniase, parfois persistante malgré une cure classique de 5 à 6 jours. Dans ces cas, une cure de 8 jours au ronidazole ou un traitement sur les graines est préférable.

Un pigeonneau infecté ne parvient presque jamais à rétablir ses voies respiratoires correctement, même après un traitement contre le coryza.
Après toute cure respiratoire, laissez au moins deux semaines de repos avant la reprise du jeu. Cela permet de renforcer l’immunité naturelle et de limiter les rechutes.

Si les jeunes souffrent de virus respiratoires, les antibiotiques sont inutiles.
Placez-les dans une volière ouverte pour accélérer la récupération, tout en isolant les sujets malades pour réduire la charge infectieuse.

⚠️ En cas d’infection à E. Coli, agissez vite :
Un amateur ayant laissé la maladie évoluer sans traitement a perdu 24 pigeons sur 47 en une semaine. Les pigeons peuvent surmonter de petites infections, mais jamais une épidémie négligée.


🧩 Notices et conseils rapides

  • Les haies de conifères sont sans danger pour les pigeons voyageurs, mais évitez les espèces toxiques comme le Taxus baccata ou le Laburnum anagyroides.

  • En cas d’intoxication végétale, rincez le jabot immédiatement avec de l’eau tiède.

  • Contactez sans tarder un vétérinaire colombophile pour un traitement adapté.

  • Maintenez un colombier propre, sec et bien ventilé, car l’humidité est la principale cause de prolifération bactérienne et fongique.


[ Source: Article édité par Dr. Nanne Wolf – Revue PIGEON RIT ] 

Pour vous abonner au Magazine PIGEON RIT – Cliquez sur le bouton ci-dessous !

pigeon rit banner


ping gauche - pigeonLe coryza – pigeon voyageur

ping gauche - pigeonLa trichomonose du pigeon voyageur