Pigeon Voyageur Colombier Ideal Selection Alimentation et Systeme Naturel pour Performances Maximales
12 novembre 2025 Par admin

Pigeon Voyageur : Colombier Idéal, Sélection, Alimentation et Système Naturel pour Performances Maximales

Pigeon Voyageur Colombier Ideal Selection Alimentation et Systeme Naturel pour Performances Maximales

Dans le monde exigeant de la colombophilie moderne, tout ce qui touche au bien-être du pigeon voyageur influence directement ses performances en concours. Après des années d’observations, de tests et d’erreurs, je suis désormais convaincu à 100 % que le caillebotis — qu’il soit en lattes ou en métal — n’est pas l’option idéale dans un colombier de vol destiné au pigeon voyageur. Comme en 1988, mes pigeons voyageurs ont très bien volé l’année passée. Mais lorsque j’expérimentais encore le plancher à caillebotis, les résultats étaient nettement moins brillants.

L’amélioration spectaculaire est apparue uniquement lorsque j’ai supprimé complètement les caillebotis et que j’ai replacé un plancher en sable naturel, directement accessible aux pigeons. Depuis ce changement, mes pigeons voyageurs ont retrouvé un environnement sain, fonctionnel, stable et surtout adapté à leurs besoins physiologiques.

Le sable procure un sol propre, sec, facile à entretenir, dénué de poussières, et surtout excellent pour renforcer l’hygiène respiratoire du pigeon voyageur. Il suffit de ratisser deux fois par jour pour maintenir une propreté impeccable. Une surface de 10 m² se nettoie en moins de cinq minutes lorsque l’entretien est fait quotidiennement.

Je ne fais pas la promotion d’un produit en particulier, mais après des années d’expériences et de comparaisons, le sable reste pour moi la solution la plus naturelle et la plus saine pour un colombier de pigeons voyageurs. Lorsqu’un rayon de soleil illumine le colombier, il est magnifique de voir les pigeons voyageurs se coucher sur le sable chaud, détendus, sereins, parfaitement à l’aise.

Depuis cette modification, mon colombier a retrouvé son âme. Durant ma période “caillebotis”, l’ambiance ressemblait davantage à un élevage industriel de volailles qu’à un véritable colombier de pigeons voyageurs. Dans ma volonté de simplifier les tâches d’entretien, j’avais oublié l’essentiel : un vrai colombier doit respecter les besoins naturels des pigeons. Heureusement, j’ai rapidement identifié le problème et aujourd’hui, mes pigeons voyageurs disposent d’un colombier optimal, sain, lumineux, naturel et 100 % fonctionnel.

Et si un jeune pigeon voyageur venait à mal voler cette année, inutile de chercher la cause dans le colombier : la responsabilité viendrait du pigeon lui-même, et non de son environnement.


Une sélection stricte : la base du succès du pigeon voyageur

En colombophilie, l’exigence est indispensable. Chaque année, autour du 20 janvier, les pigeonneaux sont sevrés. Et dès ce moment, la sélection commence. Quand ils sont encore au plateau, j’observe déjà les premières différences. Au sevrage, les jeunes passent un véritable examen.

Tout pigeon voyageur qui ne correspond pas à mes critères morphologiques, musculaires ou comportementaux est immédiatement éliminé. Cela peut paraître sévère, mais la sélection rigoureuse est la clé d’un colombier performant.

Je prends régulièrement les jeunes en main : masse, équilibre, ossature, douceur du plumage, tenue des muscles… Tout est évalué. Ce qui ne “pousse” pas comme je le souhaite finit rapidement “aux petits pois”. Je n’ai jamais compté précisément, mais durant cette période d’apprentissage, j’élimine probablement 20 % des jeunes pigeons voyageurs.

C’est une étape essentielle : seule une sélection stricte permet de construire une lignée forte, résistante, endurante et parfaitement adaptée au jeu moderne.


L’alimentation idéale du jeune pigeon voyageur

Pendant les deux premiers mois après le sevrage, les jeunes pigeons voyageurs reçoivent exclusivement un mélange d’élevage riche, énergétique et complet. Lorsque leurs volées deviennent plus amples et régulières, j’intègre progressivement un dépuratif jusqu’à atteindre 50 à 60 %.

Le régime du pigeon voyageur reste léger, digestible, mais toujours servi à volonté pour assurer un développement musculaire optimal.

Les jeunes volent une fois par jour, le matin. Dès qu’ils reviennent de leur volée, ils rentrent immédiatement au colombier pour être nourris. Celui qui traîne trouve uniquement quelques grains d’orge… s’il en reste ! Le soir, ils reçoivent une seconde ration composée exclusivement de dépuratif.

En période de concours pour pigeonneaux, j’applique la règle suivante :

  • début de semaine : dépuratif pur,

  • fin de semaine : mélange sport pour renforcer les réserves d’énergie.

Ce système permet au jeune pigeon voyageur d’avoir une digestion légère en semaine, puis un apport énergétique maximal avant l’enlogement.


Un système de jeu simple, naturel et redoutablement efficace

Le système que je préfère pour jouer les pigeonneaux consiste à disposer d’un colombier divisé en deux compartiments reliés par une porte latérale. Ce dispositif est très avantageux pour le sevrage progressif, l’organisation des volées, mais surtout pour le jeu.

La deuxième tournée de jeunes est gardée séparée durant quelques semaines. Lorsque leur vol devient puissant et régulier, j’ouvre la porte et les deux groupes se mélangent. Ils restent ensemble jusqu’à l’apparition des premiers signes d’accouplement.

À ce moment précis, je sépare :

  • les mâles d’un côté,

  • les femelles de l’autre.

Ils ne se voient plus, ce qui augmente fortement leur motivation. Quelques heures avant l’enlogement, j’ouvre la porte : la rencontre crée un pic d’excitation très favorable au rendement. Après leur retour, ils restent ensemble jusqu’au soir ou au lendemain matin.

C’est un système simple, naturel, efficace et parfaitement adapté au jeune pigeon voyageur.

Pour les concours nationaux, jouer “au naturel” reste selon moi la stratégie la plus rentable. J’avais accouplé mes pigeonneaux début juillet pour avoir des jeunes au nid pour Bourges (5 août). Comme ils ne pondent jamais tous ensemble, j’avais encore des pigeonneaux sur position pour Argenton (19 août) et La Souterraine (2 septembre).


Surveillance vétérinaire : indispensable mais toujours naturelle

En début d’année, je vaccine tous mes jeunes pigeons voyageurs contre :

  • la variole (poquettes),

  • la diphtérie,

  • la paramyxovirose.

J’applique aussi un traitement régulier contre la trichomonose. J’analyse les fientes une à deux fois par saison : pas de vers, pas de coccidiose cette année-là.

J’utilise très rarement les médicaments chimiques. Je privilégie systématiquement les solutions naturelles, car un pigeon voyageur tolère bien mieux les plantes que les molécules agressives.

Mes remèdes naturels les plus utilisés :

  • tisanes maison (thym, origan, ail),

  • miel brut,

  • ail frais,

  • légumes verts,

  • fructose naturel de raisin,

  • vinaigre de cidre naturel.

En période de concours, je donne une fois par semaine des vitamines. Je ne sais pas si c’est indispensable, mais l’habitude est difficile à changer…


Notices essentielles

« Celui qui veut jouer avec succès les concours nationaux pour pigeonneaux, aura plus de chance en jouant le naturel. »
« J’utilise aussi rarement que possible les médicaments. »


[ Source: Article édité par M. André Roodhooft – Revue PIGEON RIT ] 

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