Pigeon voyageur renforcer sa vraie sante naturelle
19 octobre 2025 Par admin

Pigeon voyageur : renforcer sa vraie santé naturelle

Pigeon voyageur renforcer sa vraie sante naturelle

Introduction — Le pigeon voyageur d’hier, un modèle de résistance

Depuis plus d’un siècle, le pigeon voyageur est considéré comme l’un des symboles les plus nobles du sport colombophile. Héritier d’une culture profondément ancrée en Belgique, le pigeon voyageur incarne à la fois la rusticité, l’endurance, l’instinct de retour et la fidélité absolue envers son colombier. Le pigeon voyageur d’autrefois était un athlète naturel, doté d’une immunité robuste et d’une longévité sportive exceptionnelle. Paradoxalement, malgré les progrès vétérinaires, les compléments modernes et les produits spécialisés, la santé du pigeon voyageur contemporain s’est fragilisée.

Les grands maîtres de la colombophilie — Ernest Duray, le Dr Bricoux, Havenith, Fabry — obtenaient des performances impressionnantes avec un pigeon voyageur élevé sans antibiotiques, sans vitamines chimiques et sans cures préventives permanentes. Leur pigeon voyageur conservait une forme stable, résistait mieux aux conditions difficiles, et affichait cinq à sept saisons de compétition. Cela prouve que le pigeon voyageur traditionnel possédait une santé naturelle incomparable.

Aujourd’hui, de nombreux colombophiles constatent que leur pigeon voyageur moderne manque de régularité, tombe plus souvent malade, récupère difficilement et dépend trop des compléments. La cause principale n’est pas une augmentation des maladies, mais un affaiblissement profond de l’immunité naturelle du pigeon voyageur. Le but de ce texte est de comprendre pourquoi et surtout comment restaurer cette santé naturelle qui faisait la force du pigeon voyageur d’autrefois.


Pourquoi le pigeon voyageur moderne manque de régularité ?

Chaque semaine, des amateurs confient la même inquiétude :

« Mes pigeons voyageurs ne marchent plus. Ils font un petit prix, puis disparaissent. »

Le réflexe courant est d’associer ce manque de performance à une maladie. Pourtant, un pigeon voyageur peut très bien être biologiquement sain tout en étant incapable de performer. Le problème n’est alors pas une pathologie mais un déficit de vitalité naturelle. Le pigeon voyageur moderne souffre de déséquilibres créés par la sélection insuffisante, les traitements répétés et l’absence de rusticité héréditaire.

Les anciens savaient que la forme sportive d’un pigeon voyageur ne dépend pas seulement de soins médicaux. Elle dépend :

  • de la génétique,

  • de la sélection,

  • de l’équilibre intestinal,

  • de la respiration,

  • de la qualité du colombier,

  • de la résistance naturelle.

Aujourd’hui, on cherche à corriger la faiblesse d’un pigeon voyageur à coups de poudres. On compense un manque de rusticité par des produits respiratoires, on soutient artificiellement l’énergie par des vitamines, et on empêche le système immunitaire du pigeon voyageur de fonctionner normalement. Résultat : les performances chutent.

Le pigeon voyageur d’autrefois, lui, ne recevait que l’essentiel. Il développait une forme naturelle, durable, construite sur l’endurance biologique et la résistance innée.


Santé naturelle vs santé artificielle : l’avertissement d’Alexis Carrel appliqué au pigeon voyageur

Le célèbre médecin Alexis Carrel distinguait deux types de santé : naturelle et artificielle. Cette distinction s’applique parfaitement au pigeon voyageur.

La santé naturelle du pigeon voyageur

La santé naturelle repose sur :

  • des tissus résistants,

  • une immunité génétique solide,

  • une flore intestinale stable,

  • une respiration propre,

  • une récupération rapide après l’effort.

Un pigeon voyageur doté de santé naturelle :

  • tombe rarement malade,

  • retrouve rapidement la forme,

  • supporte la chaleur et le vent contraire,

  • vole longtemps sans se fatiguer,

  • s’adapte aux conditions difficiles,

  • transmet sa robustesse à ses descendants.

Le pigeon voyageur traditionnel possédait exactement ces atouts.

La santé artificielle : le piège moderne

La santé artificielle repose sur :

  • des cures préventives,

  • des antibiotiques multiples,

  • des vitamines surdosées,

  • des cocktails respiratoires,

  • des électrolytes systématiques.

Un pigeon voyageur artificiellement sain :

  • semble en forme quelques jours,

  • dépend des compléments,

  • transmet la faiblesse à sa descendance,

  • perd sa forme dès que les traitements s’arrêtent,

  • ne réussit que sous stimulation chimique,

  • raccourcit sa carrière sportive.

C’est exactement ce qu’Alexis Carrel annonçait : la médecine moderne crée une santé artificielle fragile. Le pigeon voyageur moderne en est la preuve vivante.


Ernest Duray : le maître de la sélection naturelle du pigeon voyageur

Ernest Duray, l’un des plus grands sélectionneurs belges, répétait :

« Ne reproduisez que du pigeon voyageur ayant une longue carrière sportive. »

Pour Duray, un pigeon voyageur n’avait de valeur que s’il résistait plusieurs années. La longévité sportive est la preuve ultime de la santé naturelle. Un pigeon voyageur capable de performer quatre à six saisons prouve une résistance génétique exceptionnelle, incomparable à celle d’un yearling dopé à la vitamine.

Duray sélectionnait son pigeon voyageur comme un naturaliste. Il éliminait systématiquement :

  • le pigeon voyageur fragile,

  • le pigeon voyageur malade,

  • le pigeon voyageur irrégulier,

  • le pigeon voyageur dépendant des traitements.

Aujourd’hui, on fait souvent l’inverse :
on cherche à “réparer” un pigeon voyageur faible au lieu de l’écarter.
On reproduit parfois sur des yearlings brillants mais artificiellement boostés.

Ce renversement de logique détruit la base génétique du pigeon voyageur.


Pourquoi le pigeon voyageur d’autrefois était beaucoup plus résistant ?

1. Le nombre limité favorisait la sélection

Les grands colombophiles d’autrefois gardaient 80 à 120 pigeons voyageurs.
Aujourd’hui : 200, 300, parfois 500.

Plus il y a de pigeons voyageurs, moins la sélection est sévère.
Moins la sélection est sévère, plus la santé naturelle disparaît.

2. Le pigeon voyageur d’autrefois recevait peu ou pas de produits

La surmédication n’existait pas.
Le pigeon voyageur devait survivre par ses propres moyens.

Résultat :
✔ immunité forte
✔ descendance solide
✔ longévité rare
✔ résistance remarquable

3. Les conditions de vie étaient sobres

Un colombier sec, bien aéré, lumineux, sans humidité :
la meilleure médecine naturelle du pigeon voyageur.


La surmédication : un piège mortel pour le pigeon voyageur

Aujourd’hui, les amateurs administrent :

  • antibiotiques

  • vitamines chimiques

  • poudres respiratoires

  • électrolytes

  • toniques

  • cures préventives

  • boosters de récupération

Le pigeon voyageur moderne vit sous perfusion chimique.

Effets de la surmédication sur le pigeon voyageur :

  • destruction de la flore intestinale

  • immunité affaiblie

  • résistance microbienne dramatique

  • dépendance physiologique

  • baisse de la longévité

  • performances instables

  • maladies chroniques

  • descendance fragile

Beaucoup des maladies modernes du pigeon voyageur — adéno, méga-bactérie, tricho résistante — sont des conséquences directes de cette médecine excessive.


Comment restaurer la vraie santé naturelle du pigeon voyageur ?

1. Sélection stricte du pigeon voyageur

Un pigeon voyageur fragile ne doit JAMAIS reproduire.
Un pigeon voyageur malade deux fois = éliminé.

2. Réduire le nombre de pigeons voyageurs

80 à 120 est l’idéal pour pratiquer une sélection réelle.

3. Stopper la médecine inutile

On traite uniquement le pigeon voyageur malade, pas “au cas où”.

4. Valoriser les vieux pigeons voyageurs

Ils sont les piliers de la santé naturelle.

5. Méthodes naturelles

Les anciens utilisaient :

  • ail

  • origan

  • thym

  • vinaigre de cidre

  • argile

  • plantes amères

Ces méthodes renforcent la santé naturelle du pigeon voyageur.

6. Le colombier comme médecine principale

Un pigeon voyageur respire avant tout un colombier sec, propre, ventilé.
L’aération est plus importante que n’importe quel produit.


Conclusion — Le pigeon voyageur ne retrouvera sa grandeur que par la santé naturelle

Le futur du pigeon voyageur dépend d’un retour radical aux racines :

  • sélection sévère,

  • élimination des faibles,

  • réduction des traitements,

  • rusticité,

  • sobriété,

  • colombier propre,

  • reproduction sur les vieux champions.

La surmédication est l’ennemi n°1 du pigeon voyageur moderne.
La santé naturelle est son seul salut.

Un pigeon voyageur naturellement sain vaut mille pigeons artificiellement entretenus.


[ Source: Article édité par M. Noël De Scheemaecker – Revue PIGEON RIT ] 

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