Pigeon Voyageur Secrets Selection Echecs Caches et Sagesse des Champions pour Comprendre et Ameliorer Vos Pigeons
2 novembre 2025 Par admin

Pigeon Voyageur : Secrets, Sélection, Échecs Cachés et Sagesse des Champions pour Comprendre et Améliorer Vos Pigeons

Pigeon Voyageur Secrets Selection Echecs Caches et Sagesse des Champions pour Comprendre et Ameliorer Vos Pigeons

Débutant :
Tu m’as dit un jour qu’en colombophilie comme dans la vie, il fallait déjà connaître beaucoup de choses pour comprendre qu’on ne sait encore presque rien sur le pigeon voyageur.

Victor :
C’est vrai. Et moins on en sait sur le pigeon voyageur, plus on croit savoir ! On le voit tous les jours dans ce sport. Le colombophile accepte n’importe quelle idée tant qu’elle vient d’un homme réputé champion. Et pourtant, c’est en observant le pigeon voyageur, pas en répétant ce qu’on entend, que l’on comprend la vérité.

Débutant :
Donc, la plupart des colombophiles suivent ce qu’on leur dit sans réfléchir ? Même si on leur affirme que deux plus deux font cinq ? Les vrais champions, eux, avancent seuls, sans se laisser influencer, même lorsqu’ils traversent un échec. Ai-je raison ?

Victor :
Tu as totalement raison. Lorsqu’un pigeon voyageur échoue en concours, beaucoup changent tout leur système. Pourtant, cet échec n’a parfois rien à voir avec leur méthode. En colombophilie, un minuscule détail – un “petit rien” – peut tout faire basculer. Comme disait ce météorologue : le battement d’aile d’un papillon à Tokyo peut influencer le climat mondial. Avec le pigeon voyageur, c’est pareil. Ce sont ces détails invisibles qui créent le succès… ou l’échec.

Débutant :
Mais comment identifier ce “petit rien” ?

Victor :
Grâce au pigeon voyageur lui-même. Lui ne ment jamais. Il ne joue pas la comédie. Son comportement est le livre ouvert du colombophile. Un jour, en nourrissant mes pigeons voyageurs, j’ai remarqué que dans un colombier, les parents prenaient davantage de maïs, alors que dans un autre, avec des jeunes du même âge, ce n’était pas le cas. Pourquoi ? La température du colombier différait ! Là où il faisait plus froid, les pigeons voyageurs consommaient plus de maïs riche en énergie. Voilà un de ces détails qui échappent à 90 % des colombophiles.

Débutant :
Maintenant que tu me l’expliques, cela semble évident.

Victor :
“Évident” une fois qu’on l’a vu ! Le pigeon voyageur apprend beaucoup à celui qui le regarde avec des yeux ouverts. C’est ainsi que les grands champions ont bâti leur réputation. Georges Fabry et Jef Van Riel, que j’ai bien connus, observaient chaque pigeon voyageur comme un professeur observe son élève.

Chez Georges Fabry, ce qui m’a marqué le plus, c’est son humilité. Il évaluait chaque pigeon voyageur avec prudence. Il me demandait souvent mon avis sur un reproducteur, car pour lui, le vrai secret n’était pas dans le colombier des voyageurs, mais dans le colombier des producteurs. “Gagner un prix avec un pigeon voyageur, disait-il, tout le monde peut le faire un jour. Mais rester au top ? Cela dépend entièrement de la qualité des reproducteurs.”

Il insistait sur l’équilibre parfait :
✔️ pas trop de corps,
✔️ pas trop de plumage,
✔️ mais une harmonie idéale.

Débutant :
Tu regardes tes notes…

Victor :
Oui. Après chaque visite chez un colombophile, je notais ce que j’avais appris. Et je me souviens qu’à une époque, Fabry trouvait que ses pigeons voyageurs perdaient leur rusticité. Ils devenaient “beaux”, mais plus assez “solides”. Il avait compris que l’influence des Hansenne apportait un excès de finesse. Il a donc croisé avec des pigeons voyageurs plus rustiques : les Vanbruaene, les Huyskens-Van Riel, les Collaer de Louvain, les Janssen. Grâce à ces croisements maîtrisés, il a obtenu des pigeons voyageurs équilibrés, brillants et résistants.

Débutant :
Donc le pedigree ne suffit pas ?

Victor :
Exactement. Le pedigree n’est rien sans la main sélective du colombophile. C’est l’œil humain qui crée la race, pas le papier. Le pigeon voyageur transmet ce qu’il est, pas ce qui est écrit.

Fabry avait aussi un colombier idéal, juste au-dessus de sa maison. Il disait souvent : “C’est bon pour le colombophile… mais encore mieux pour le pigeon voyageur !”

Débutant :
Et en médecine ? Lui qui était pharmacien devait utiliser beaucoup de produits.

Victor :
Tu serais surpris. Son “médicament” préféré ?
➡️ L’ail.
Il passait du pain sec et de l’ail dans un vieux moulin, ajoutait un peu de sel, et donnait ce mélange le lundi. Tout simplement. Pour lui, c’était le meilleur vermifuge, le meilleur stimulant, et le plus naturel des soutiens.

Quant aux drogues chimiques, il disait toujours :
➡️ “La meilleure drogue pour un pigeon voyageur, c’est une semaine de repos.”

Débutant :
Finalement, j’ai appris beaucoup…

Victor :
Et pourtant, ce ne sont que des choses simples. C’est cela, le secret : comprendre le pigeon voyageur, observer le pigeon voyageur, et respecter le pigeon voyageur. Le professeur, c’est toujours lui.


[ Source: Article édité par M. Noël De Scheemaecker – Revue PIGEON RIT ] 

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