Elevage précoce – n°3 – pigeon voyageur

Les colombophiles avertis qui ont pris la peine d’apprendre à leurs pigeons à consommer de petits dés de fromage dur (comme le vieux Gouda) peuvent désormais en tirer profit.
Quelques dés minuscules par jour et par pigeon suffisent amplement. Ce complément favorise la formation de l’œuf, non seulement grâce à la richesse du fromage en sels minéraux, mais surtout parce qu’il contient tous les acides aminés essentiels nécessaires au développement du jeune dans l’œuf.
Ceux qui, pour une raison ou une autre, préfèrent ne pas donner de fromage peuvent utiliser des granulés contenant des protéines animales, à condition qu’ils soient produits par une firme réputée pour la qualité de ses aliments. Concernant le fromage, il va de soi que seul celui destiné à la consommation humaine convient à nos précieux athlètes ailés. Il ne faut jamais employer de fromage moisi ou de qualité douteuse.
En complément, on peut offrir une petite friandise composée de millet, de cardy, d’avoine décortiquée ou de chanvre : une cuillère à café par couple et par jour suffit amplement.
Les pigeons doivent également disposer chaque jour de grit frais et avoir en permanence une pierre à picorer dans leur compartiment.
Une habitude transmise par Jules Rijckaert
L’utilisation du fromage est une excellente pratique introduite par le grand champion gantois Jules Rijckaert.
On lit parfois que les pigeons n’aiment pas le fromage. En réalité, ceux qui écrivent cela n’ont jamais pris le temps d’apprendre à leurs pigeons à en manger, ou ne l’ont tout simplement jamais essayé !
Comme pour tout aliment nouveau, le pigeon doit être éduqué progressivement.
Le laisser à jeun une journée facilite souvent l’apprentissage. Mais attention : dès qu’il en apprécie le goût, il délaisse volontiers les autres graines tant qu’il reste du fromage dans la mangeoire !
Mon fils Marc, par exemple, avait l’habitude de distribuer le fromage dans une petite tasse jaune. Les pigeons la reconnaissaient immédiatement et quittaient même le nid quelques instants pour ne pas manquer leur ration !
Vitamine D3 : une nécessité, même en hiver
On lit parfois que les pigeons n’ont pas besoin de vitamine D en hiver. C’est une erreur grossière.
Pour que le pigeon puisse synthétiser naturellement la vitamine D (via la peau, les pattes ou les narines), il faut que les rayons du soleil l’atteignent directement, et non à travers une vitre, car celle-ci bloque les rayons ultraviolets nécessaires à cette production.
Lorsqu’un pigeon prend un véritable bain de soleil, il incline instinctivement son plumage pour que les rayons se réfléchissent sur les plumes ; la kératine qu’elles contiennent agit alors comme un ensemble de minuscules cristaux favorisant la synthèse de la vitamine.
D’après des recherches menées par le National Research Council of Nutrient Requirements for Poultry, une exposition quotidienne d’environ dix minutes suffit à produire une quantité adéquate de vitamine D.
Mais attention : si le pigeon ne peut pas produire naturellement assez de vitamine D — par exemple à cause d’un manque d’ensoleillement ou d’un séjour prolongé en intérieur —, la qualité de la coquille et celle de l’œuf lui-même peuvent être compromises.
Pour éviter ces carences, il est donc prudent d’administrer un complément vitaminé équilibré contenant une large gamme de vitamines, incluant bien sûr la vitamine D3, indispensable à la reproduction et à la solidité des coquilles.
Heureusement, la vitamine D3 ne présente aucun risque de surdosage lorsqu’elle est donnée dans des proportions raisonnables.
[ Source: édité par M. VICTOR VANSALEN – Livre “Les Champions révèlent” ]
Monsieur Victor Vansalen né le 24/02/1926 à Machelen, † décédé le 14/04/2015 à Vilvoorde
C’est un grand honneur et un grand plaisir pour nous de rendre hommage à son exceptionnel engagement envers la colombophilie.
Elevage précoce – n°4 – Vitamine D3
Elevage précoce – n°5 – Œufs Clairs – pigeon voyageur
