Pigeons Voyageurs Ventes Publiques Selection Soins des Jeunes et Erreurs a Eviter – Le Guide Sincere dun Amateur Experimente
7 novembre 2025 Par admin

Pigeons Voyageurs : Ventes Publiques, Sélection, Soins des Jeunes et Erreurs à Éviter – Le Guide Sincère d’un Amateur Expérimenté

Pigeons Voyageurs Ventes Publiques Selection Soins des Jeunes et Erreurs a Eviter – Le Guide Sincere dun Amateur Experimente

Introduction : Entre passion et dérives financières

Durant les mois d’hiver, la colombophilie semble parfois perdre son essence sportive. Les pigeonniers tournent au ralenti, mais sur Internet et dans les journaux spécialisés, un autre monde s’agite : celui des ventes publiques. Les pedigrees se vendent à prix d’or, les records s’enchaînent, et ce ne sont plus les pigeons qui s’envolent, mais les euros.

Cet article vous propose un regard lucide sur les dérives actuelles, mais aussi des conseils pratiques pour sélectionner, élever et soigner vos jeunes pigeons avec efficacité et simplicité.


1. Le phénomène des ventes publiques : entre fascination et illusion

Aujourd’hui, les pedigrees mis en avant attirent plus d’attention que les performances réelles. La mise en scène financière dépasse parfois la satisfaction d’un premier prix à Quiévrain ou Barcelone.

Il est normal d’être impressionné par ces ventes, mais la réalité est souvent beaucoup plus nuancée :

  • 80% des pigeons vendus sont trop chers pour leur qualité réelle.

  • Beaucoup n’auraient jamais dû être vendus, mais éliminés.

  • Même dans les ventes totales, les meilleurs pigeons sont parfois déjà partis avant la mise en ligne.

  • Des colombophiles modestes dépensent parfois moins qu’un seul lot d’une vente prestige, et pourtant brillent en été.

La vérité ?
Vous n’avez pas besoin de pigeons à 5 000 € pour jouer fort. Mais vous avez besoin d’organisation, de sélection, de rigueur et de soins cohérents.


2. Méfiance, sélection et réflexion : un trio indispensable

Lors des ventes, il est courant de payer pour « prendre en main » les pigeons. Pourtant, pour le prix de quelques minutes d’examen, vous pourriez acheter 10 kg d’un excellent mélange.

Un exemple frappant :
Un amateur a comparé 43 jeunes ayant classé sur quatre concours avec les pigeons vendus lors d’une « vente de sélection ». Aucun des jeunes performants n’était proposé. En revanche, des jeunes sans résultats, issus des mêmes séries de bagues, étaient vendus comme exceptions « réservées spécialement pour la vente ».

Deux leçons importantes :

  • La méfiance peut être un défaut…

  • …mais elle est parfois le seul moyen d’éviter les illusions soigneusement emballées.


3. Soins journaliers : la base d’un élevage réussi

3.1. La gestion des jeunes pigeons

Le bon colombophile observe.
Chaque jeune doit être évalué :

  • Trop mou ?

  • Chairs pas assez roses ?

  • Somnolent ?

➡️ On élimine immédiatement.

La surpopulation est l’ennemi numéro un des jeunes.
30 jeunes, c’est déjà beaucoup. Il faut 20 à 40 % de perchoirs en excès, afin d’éviter le stress et la bagarre.

3.2. La familiarisation

Un jeune qui a peur de son maître est promis aux difficultés.
L’éducation doit commencer tôt :

  • nourrir à heures fixes,

  • éliminer les restes après chaque repas,

  • rester visible pendant le repas pour désensibiliser les craintifs.

3.3. Sortie progressive

Ne forcez jamais un pigeonneau à monter sur le toit ou à entrer dans un spoutnik.
Comme un enfant, il doit s’évaluer lui-même.

Une méthode recommandée :

  • garder les jeunes jusqu’à mi-avril,

  • leur laisser explorer calmement leur environnement,

  • nourrir plus légèrement plus tard pour augmenter leur motivation au vol.

Résultat ?
Depuis des années, presque plus aucune perte.


4. Alimentation : simplicité, observation et régularité

Durant l’hiver, un excès d’énergie crée des pigeons « trop lourds » qui n’obéiront plus à la rentrée. La règle :

« Trop nourri = moins discipliné »

Voici les principes clés :

  • éliminer les pigeons qui fondent trop vite ;

  • donner chaque jour grit frais ;

  • ajouter des légumes du jardin en quantité libre (excellent régulateur) ;

  • éviter les compléments « miracles » hors saison.

Des produits simples comme :

  • levure de bière,

  • huile d’ail,

  • Naturaline,

  • vinaigre de cidre,

…ne sont pas des luxes, mais des outils naturels.

➡️ La Naturaline, donnée 2 à 3 fois par semaine, augmente visiblement la chute des duvets.


5. Médicaments : le plus grand piège du colombophile moderne

La littérature colombophile donne l’impression que tout repose sur les médicaments. Conséquence :

➡️ Une majorité de pigeons reçoit beaucoup trop de traitements.

Mais manque de condition ≠ maladie.

Comme chez l’être humain :

  • manque d’exercice,

  • mauvaise hygiène du colombier,

  • nourriture trop riche,

  • peu d’air frais,

…suffisent à créer des pigeons mous, sans énergie.

Le véritable remède ?

  • l’entraînement progressif,

  • la discipline,

  • la régularité,

  • et la sélection juste.

Comme le dit l’auteur :
« Celui qui refuse de s’entraîner… je le mets à la casserole ! »


Conclusion : revenir à l’essentiel

La colombophilie n’a pas besoin de spectacles financiers ou de médicaments à outrance.
Elle demande :

  • du bon sens,

  • de l’observation,

  • de la discipline,

  • de la rigueur,

  • et surtout : une passion authentique.

Retenez ceci :

Un bon colombophile battra toujours un catalogue, un pedigree ou une mise en scène marketing.


[ Source: Article édité par M. Jaak Nouwen – Revue PIGEON RIT ] 

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